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Assermentation des députés : les libéraux prêts à collaborer

18/09/2012 02:33 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

« Nous acceptons la cohabitation, nous allons collaborer, nous allons proposer », a déclaré mardi le chef intérimaire le Parti libéral du Québec (PLQ), Jean-Marc Fournier, lors d'un bref discours au terme de la cérémonie d'assermentation des 50 députés libéraux.

Après les péquistes et les caquistes, c'était à leur tour d'être assermentés par le secrétaire général de l'Assemblée nationale afin de pouvoir siéger au Parlement et de former l'opposition officielle.

C'est d'ailleurs le député de Saint-Laurent qui a brisé la glace au Salon rouge de l'Assemblée nationale, à Québec. « Je, Jean-Marc Fournier, jure que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la reine Élisabeth II », a-t-il débuté.

« Je, Jean-Marc Fournier, déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec et que j'exercerai mes fonctions de député avec honnêteté et justice dans le respect de la Constitution du Québec », a-t-il poursuivi.

Comme le veut la tradition, les députés libéraux élus au dernier scrutin ont prêté serment au peuple québécois et à la reine Élisabeth II, en apposant la main sur la Bible.

Certains députés, comme Yolande James et Kathleen Weil, ont choisi de le faire en français et en anglais.

Après avoir été retiré la veille pendant l'assermentation des députés péquistes, le drapeau du Canada a par ailleurs été réinstallé au Salon rouge pour celle des députés du PLQ, comme ceux de la CAQ.

Mardi matin, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et les 18 autres députés de son parti ont été assermentés à Québec, tandis que les 54 députés du Parti québécois, dont la chef Pauline Marois, l'ont été la veille.

Les deux députés de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David, ne prêteront serment que le 26 septembre, en raison de l'absence de M. Khadir, présentement à l'extérieur du pays.

Course à la direction

Juste avant la cérémonie d'assermentation, le ministre des Finances sortant Raymond Bachand, un des candidats pressentis pour succéder à Jean Charest à la tête du PLQ, a laissé peu de doutes sur ses intentions de se lancer dans la course.

« Quand viendra le temps d'annoncer, ça sera substantiel », a-t-il déclaré, dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Karl Blackburn, directeur général du Parti libéral, a pour sa part affirmé qu'il souhaitait « qu'il y ait une course, et que plusieurs candidats veuillent relever le défi ».

Outre Raymond Bachand, les anciens ministres libéraux Philippe Couillard, Yves Bolduc, Pierre Moreau, ainsi que le député Pierre Paradis pourraient tenter de succéder à Jean Charest à la tête du PLQ.

Pressenti comme l'un des candidats potentiels, l'ex-ministre Benoît Pelletier a confirmé lundi qu'il ne tentera pas de se lancer dans la course.

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