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Assermentation: un «moment historique», et l'espoir d'un poste de ministre

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ASSERMENTATION PEQUISTE
Assermentation des 54 députés péquistes, le 17 septembre 2012. (Crédit photo: Caroline d'Astous) | Caroline d'Astous

Même si les députés péquistes ne voulaient pas s'avancer sur le rôle qu'ils auront à jouer dans l'éventuel conseil des ministres, ils ont tous été unanimes à parler d'une journée historique lors de leurs assermentations dans le salon rouge de l'Assemblée nationale lundi.

«Comme chacun des élus de cette Assemblée, nous sommes là pour servir les Québécois et pour servir le Québec. Notre vision a été énoncée très clairement pendant la campagne: nous voulons nous affirmer, nous enrichir et nous entraider», a prononcé la nouvelle première ministère, Pauline Marois, dans son bref discours à la fin de l'assermentation des députés.

Doyen de l'Assemblée nationale, le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, savourait cette nouvelle assermentation avec beaucoup de sérénité et de confiance pour la suite des choses. Ce dernier va sûrement devenir le politicien ayant siégé le plus longtemps dans l'histoire du Québec dans l'actuel mandat.

«C'est un très beau moment et surtout une assermentation historique. Il faut apprécier cette journée et se rappeler que nous sommes privilégiés d'être élu député à l'Assemblée nationale», dit-il, visiblement prêt à relever de futurs défis.

Questionné sur la formation du futur cabinet des ministres, ce dernier s'est dit prêt à servir tous les Québécois, quelque soit son rôle. Une vision partagée par sa collègue de la circonscription de Taillon, Marie Malavoy.

«Mme Marois est une femme rassembleuse. Je suis certaine qu'elle saura trouver le moyen d'unir tout le monde», a confié la députée de Taillon, rappelant les réalisations de la nouvelle première ministre, dont la création du réseau des Centres de la petite enfance.

Député de Verchères, Stéphane Bergeron, qui a longtemps été critique en matière de sécurité publique, s'est dit ouvert à servir les Québécois peu importe le mandat qu'il lui sera confié dans l'éventuel gouvernement péquiste. «On ne sait pas encore le rôle qu'on aura à jouer», a-t-il lancé, sourire en coin.

Élu le plus jeune député de l'histoire de l'Assemblée nationale, Léo Bureau-Blouin s'est dit honoré et surtout fier de relever ce nouveau défi avec l'ensemble de ses nouveaux collègues. «C'est un moment important pour moi, a-t-il lancé. Je pense que nous sommes en train de vivre un véritable changement», a-t-il poursuivi.

Ce dernier a indiqué que son élection est en quelque sorte une preuve qu'il est possible de manifester dans la rue, mais aussi dans les urnes.

pauline marois