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Hausse d'au moins 3,4 % du compte de taxe des Montréalais

14/09/2012 11:52 EDT | Actualisé 14/11/2012 05:12 EST

Les contribuables de la Ville de Montréal verront leur compte de taxes augmenter de 3,4 % l'an prochain, en plus des surtaxes locales dans plusieurs, sinon tous les arrondissements.

Selon les données présentées vendredi par l'administration du maire Gérald Tremblay, la taxe foncière subira une augmentation de 2,2 % pour tenir compte de l'augmentation des coûts due à l'inflation, tandis qu'une taxe de 1,2 % sera ajoutée pour financer le Fonds de l'eau destiné à la réfection du réseau d'aqueduc et des infrastructures qui fournissent l'eau potable.

À cette augmentation de 3,4 % de leur compte de taxe municipale, une grande partie des contribuables montréalais devront ajouter une surtaxe imposée par l'arrondissement où ils habitent.

En 2012, neuf des 19 arrondissements de la ville ont imposé une surtaxe à leurs citoyens pour financer les services aux citoyens ou équilibrer leurs finances. On s'attend cette année à que tous les arrondissements de la ville fassent de même.

La valeur des ces surtaxes n'a pas encore été annoncée par les directions d'arrondissement.

Dans les rangs de l'opposition officielle, la chef du parti Vision Montréal, Louise Harel, ne s'oppose pas à l'augmentation de taxes annoncée par l'administration du maire Gérald Tremblay. Elle déplore toutefois que l'administration Tremblay laisse les arrondissements de la Ville imposer des taxes locales supplémentaires.

« C'est ça le danger, 19 taxes locales différentes à Montréal dans 19 quasi-villes. Ça empêche de faire les économies d'échelles qui sont nécessaires avec des regroupements de services, avec des chantiers qu'on appelle d'optimisation dans le matériel roulant, dans l'entretien des immeubles et dans beaucoup d'autres choses aussi », explique Louise Harel.

De son côté, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, souhaiterait que la Ville attende les conclusions de la commission Charbonneau sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction avant d'accorder les contrats de réfection d'aqueducs.

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