BIEN-ÊTRE

Cinéma : le relief de la 3D s'amenuise en Amérique du Nord

12/09/2012 01:47 EDT | Actualisé 12/11/2012 05:12 EST

Les recettes des films en 3D ont chuté de 18% en Amérique du Nord en 2011, selon une étude du cabinet d'audit PwC.

Arrivée sur le devant de la scène en 2009, la 3D numérique marque le pas, trois ans après la sortie d'Avatar de James Cameron. La révolution promise par l'industrie du divertissement hollywoodien peine à se confirmer. "La 3D poursuit son essor de façon contrastée", utilise poliment PwC dans son rapport.

Les recettes nord-américaines des films en relief ont chuté de 18% l'an dernier, comparé à 2010. Mature sur le plan de la 3D, le marché des Etats-Unis et du Canada semble cristalliser un certain désaveu des spectateurs pour la technologie stéréoscopique. "Les consommateurs mettent en cause la qualité inégale des contenus et le surcoût du ticket d'entrée", indique PwC.

A l'échelle mondiale, la 3D se fraye un chemin hors de l'Amérique du Nord à mesure du renouvellement numérique du parc de salles. La Chine soutient fortement le mouvement vers la 3D, en n'imposant pas de quota pour les films diffusés en relief.

Une question d'offre

Le futur du jeune marché de la 3D dépend fortement de l'offre, résume PwC dans son étude. En Amérique du Nord, celle-ci se stabilise, avec 39 films en 3D-relief annoncés en 2012, soit un de plus que l'an dernier.

Fournie, cette offre se concentre sur les blockbusters. Sur les vingt plus gros succès du box-office canado-américain, la moitié était proposée en relief. Les studios hollywoodiens deviennent plus frileux, note PwC, puisque plus d'un film 3D sur cinq attendu en 2012 s'avère une conversion d'un succès d'antan.

Les majors peuvent se reposer sur des classiques, de Titanic au Monde de Nemo, mais aussi sur des réalisateurs de prestige, fans de 3D stéréoscopique, à l'image de Peter Jackson, Martin Scorsese et bien sûr James Cameron.