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«Anthony Kavanagh joue à domicile»: Anthony Kavanagh de retour au Québec

12/09/2012 11:58 EDT | Actualisé 12/09/2012 12:43 EDT
Courtoisie

«Anthony Kavanagh joue à domicile», c'est le nom du tout nouveau spectacle de l'humoriste qui s'avoue pourtant aujourd'hui «mi-Français, mi-Québécois». «Je veux refaire connaissance avec chez moi, revenir à la maison, revenir aux racines», dit-il avec émotion.

Sans être un fanatique, Anthony Kavanagh dit surtout aimer le sport lorsqu'il y a de grands enjeux. «C'est là que l'être humain donne son maximum et transcende le sport et c'est ce qui m'intéresse. J'ai besoin de voir la passion, de voir des gens qui vibrent.» Et lui vibrera certainement sur les planches du théâtre St-Denis en septembre et en mars prochain.

«Ça fait du bien d'être de retour au Québec!», avoue-t-il. «Je reviens au Québec avec un nouveau spectacle écrit pour le Québec. Je viens revoir de vieux amis et faire connaissance avec la nouvelle génération», ajoute l'humoriste qui avait remarqué, lors de son passage dans la métropole il y a quatre ans, que son public avait vieilli, tout comme lui au fond.

«Y'a maintenant de tous les âges dans le spectacle. Il y a des moins de 25 ans - une génération qui ne me connaissait pas - et des très vieux, il y a de tout. Et il y a un numéro pour chaque tranche d'âge», assure-t-il.

Bien entendu, il y a quelques petites différences pour l'artiste entre jouer au Québec et jouer en France.

«Le rythme est un peu plus rapide ici. En France, c'est très bavard avant d'arriver au punch. Ici, on ne peut pas taper sur d'autres artistes, ce n'est pas accepté. En Europe en revanche, on peut moins taper sur les communautés. Mais comme je n'aime pas faire ce qu'on me dit de faire... », explique-t-il en riant.

Anthony Kavanagh l'assure: «J'insulte tout le monde dans le show! Le mouvement politiquement correct a pris autant d'ampleur parce que pendant longtemps, on n'avait que quelques têtes de Turc: les femmes, les noirs et les homosexuels. Mais si tu ris de tout le monde, ils ne se sentiront pas fâchés. Tout le monde est dans le même bateau. C'est ce que je fais dans mon spectacle.»

Rodé cet été à l'Anglicane de Québec et au Vieux Clocher de Magog, le spectacle aborde des thèmes diversifiés comme la liberté d'expression, le racisme et les différences de points de vue dans la vie en général. «Il y a aussi un numéro sur ma vie de papa - cette nouvelle vie avec mon fils qui m'inspire énormément -, sur ma relation avec ma femme (un homme sans sa femme au supermarché, il devient un zombie, il est perdu!) et il y a même de la musique. Il y a un rappel musical où je fais monter les gens sur scène pour danser et chanter avec moi.»

C'est donc une belle heure et demie, sans entracte, que les spectateurs passeront avec un Anthony Kavanagh qui se promet d'être solide et efficace. «On ne se gêne pas pour rentrer dedans. Tous les numéros ont une mission. Il y a un numéro sur les bruitages, un numéro politique, un numéro plus vulgaire, un plus adulte, un autre pour les ados, il y a de tout», dit-il.

Pour son nouveau show, Anthony Kavanagh sera entouré de ses deux complices Réal Béland (à la mise en scène) et Sylvain Larocque (à la script-édition), «mon maquilleur et mon coiffeur» a-t-il blagué. L'humoriste affirme avoir très hâte de désarçonner son public en déclarant, en début de spectacle qu'il ne fera rien de ce à quoi il nous a habitués au fil des ans.

«Dans la vie de tous les jours, Anthony est une personne sensible», a expliqué Réal Béland. «On voulait que ça paraisse dans le show. On a essayé de garder le spectacle le plus simple possible. Les gens viennent voir Anthony Kavanagh et c'est ce qu'ils vont voir».

«Anthony Kavanagh joue à domicile», les 27 et 28 septembre au Théâtre St-Denis et en supplémentaire le 22 mars 2013.

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