Sébastien Bovet, chef de bureau et analyste politique de Radio-Canada à Québec (ENTREVUE)

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Chérissant le rêve de devenir pilote d'avion à l'adolescence, c'est finalement sur la colline parlementaire que Sébastien Bovet choisit d'atterrir. Près de 25 ans après avoir mis de côté ses projets aériens, le journaliste est nommé chef de bureau et analyste politique de Radio-Canada à Québec, quelque six semaines avant de voir la campagne électorale prendre son envol.

Né à Calgary en 1968, de l'union d'un père biologiste d'origine suisse et d'une mère linguiste d'origine tchèque, Sébastien Bovet se dit particulièrement reconnaissant de l'éducation qu'il a reçue. « Grâce à mes parents, j'ai développé un amour et une précision de la langue qui me sert énormément dans mon travail. Tous les jours, j'arrive à improviser en m'exprimant correctement, sans trop chercher mes mots », indique celui dont la famille a vite déménagé dans la Vieille Capitale.

Pendant ses études universitaires en sciences politiques, Sébastien Bovet développe un intérêt pour les médias en faisant de la radio et de la télévision communautaire, avant d'être engagé pour lire les bulletins de nouvelles de fin de semaine, dans une radio de Trois-Rivières. « Dans ce temps-là, je rêvais de devenir correspondant à Washington ou Paris et de couvrir des guerres à travers le monde. Finalement, je me suis laissé prendre par le journalisme local. »

Faisant sa place graduellement à la radio de Radio-Canada au milieu des années 90, Sébastien Bovet est entre autres appelé à couvrir la guerre des motards, à Québec. « Avec les bars qui flambaient et les gens qui se faisaient tirer sur la rue, j'ai vécu des moments intenses et mes nuits étaient courtes ! »

À 30 ans, le journaliste est nommé chef d'antenne du Téléjournal Québec, un poste qu'il occupe pendant six ans. « Avec le recul, je réalise que j'étais un peu trop jeune pour avoir cette fonction. En plus d'exiger d'énormes connaissances sur l'actualité, il faut savoir donner un sens éditorial au bulletin et développer d'excellentes relations humaines. C'est une implication de tous les instants. Je le ferais différemment aujourd'hui. »

Devenu correspondant parlementaire en 2005, Bovet affirme avoir été surpris qu'on lui propose de remplacer Pierre Duchesne, en juin dernier. N'ayant jamais rêvé de devenir chef de bureau, il accepte pourtant le poste de motivateur des troupes avec enthousiasme. « Puisque les journalistes qui m'entourent sur la colline ont déjà fait leurs preuves ou qu'ils ont un immense potentiel, je ne suis pas là pour leur apprendre à travailler, mais plutôt pour les motiver et faire en sorte que notre bureau soit une référence en matière politique. »

Nullement impressionné par le caractère prestigieux de ses nouvelles fonctions, le journaliste est vite appelé à plonger dans l'effervescence d'une campagne électorale. « J'ai bien aimé commencer de la sorte. La situation m'a obligé à sauter dans la piscine pour apprendre à nager rapidement. Il n'y a rien de plus intense que des élections pour un journaliste politique. »

Louangé pour son efficacité et la pertinence de ses analyses pendant la campagne électorale, Sébastien Bovet a devant lui un automne fort chargé, à commencer par le dévoilement du cabinet des ministres qui est prévu le 17 septembre prochain.

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