La planète de Naadei et Wyclef Jean: rencontre avec les deux stars avant la sortie de la chanson «Nanadem» (PHOTOS)

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La planète de Naadei et Wyclef Jean. | Jean-François Cyr

MONTRÉAL - Au Planet Studio situé sur la rue Papineau, à Montréal, la chanteuse québécoise Naadei et le chanteur-musicien-réalisateur-producteur Wyclef Jean ont convié les journalistes et les gens de l’industrie de la musique, lundi soir, à une séance d’enregistrement des plus sympathiques.

Déjà, les collaborations de la chanteuse laissent envisager le meilleur pour elle (le rappeur français Booba, Lil jon, 2 chainz). Bien que c'est un maxi (un peu moins de chansons qu’un album complet) qui est prévu, c’est surtout la sortie indépendante de plusieurs singles qui prime. Jusqu’à maintenant, aucun label majeur n’est associé au projet à part l’équipe du célèbre Haïtien-Américain et ancien membre des Fugees, Wyclef Jean.

Dans deux semaines, son équipe devrait sortir 7-8 chansons, qui passent du style reggae à la musique de club (on a pu entendre en studio la pièce Nanadem), ou encore au hip hop.

«J’avais envie de faire des chansons très différentes les unes des autres. De toute façon, à notre époque, je crois qu’il est important de se faire bien connaître et de se faire apprécier en tant qu'artiste avant de se lancer dans un vrai disque. Les gens pourront écouter quelques chansons et, s’ils aiment ça, ils seront de toute façon tentés d’en entendre davantage. J’aime beaucoup l’idée des singles pour l’instant, et Wyclef aussi», a raconté en entrevue la chanteuse féline.

«Je suis à ses côtés parce que j’adore son projet. Elle sait faire de très bons rythmes et de superbes ambiances, que ce soit en anglais ou en français», a expliqué en anglais Wyclef Jean. «D’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce que le français puisse aussi bien fonctionner sur une telle musique. Je suis très agréablement surpris. Mais quand j’ai entendu ce qu’elle faisait, j’ai été rapidement convaincu. C’est une naturelle, cette fille, et elle va trouver son marché.»

«À vrai dire, je suis très excité», poursuit Wyclef Jean. «Son talent est certain et son travail très varié. J’ai mis toute mon équipe sur ce projet auquel je crois beaucoup. Ce que vous avez entendu ce soir, c’est juste pour vous mettre en appétit. Il y a bien d’autres choses. On ne va pas se contenter de faire de la musique dansante de discothèque. Ça, c’est notre approche très sympathique. Mais on veut aussi de bonnes lignes de hip hop. Il faut que sa sonne. Il y a deux aspects sur ce projet: la face A, plutôt gentille, accrocheuse, et la face B, plus lourde, rythmée et prenante.»

Le mix

Avec une mère québécoise (Rouyn-Noranda) et un père africain (Ghana), la vie artistique de Naadei, elle avoue elle-même, est un melting-pot permanent. «J’ai vécu toute mon enfance ainsi, passant d’une culture à l’autre, affirme Naadei, jolie jeune femme à la peau caramel. Je glisse plusieurs anglicismes dans mes phrases, mais adore la langue française, qui fait partie de mes chansons. Wyclef est un excellent choix dans ce trip, car il croit beaucoup à ce monde métissé.»

Soul, R’n’B, hip hop, les genres se mélangent pour donner le son unique que tous les deux recherchent depuis plusieurs semaines en studio. Aujourd’hui, il ne resterait que quelques retouches finales avant le grand jour, fin septembre.

«C’est presque fini. Nous cherchons encore quelques idées pour le morceau Nanadem mais, dans l’ensemble, la très grande part du travail est accomplie. Il reste du mixage, du fignolage au niveau de la voix, des choses comme ça», précise M. Jean, qui repartait mardi matin en avion pour les États-Unis.

Questionné au sujet de ses nombreux séjours à Montréal depuis des années, le sympathique gaillard répond d’emblée: «I just love Montreal, you know! Ma famille a toujours eu des amis ici (il parle encore en anglais, même s’il admet vouloir pratiquer son français). C’est une ville superbe, avec du talent à la tonne. Quand j’étais jeune, on partait de New-York en voiture pour venir dans la métropole québécoise. J’aimais beaucoup la route et l’idée que j’arrivais ici. On y venait pour chanter à l’église (il mime un quasi-gospel), faire des bouffes et avoir du bon temps avec les amis de la famille. Cette belle impression de Montréal reste encore aujourd’hui. Je vais toujours y venir. Ma vie est entre Miami et Montréal.»

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