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Une autre tentative de syndicalisation chez Alimentation Couche-Tard

07/09/2012 03:21 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Les syndiqués d'un septième dépanneur Couche-Tard ont déposé une requête en accréditation syndicale à la Commission des relations du travail.

Cette fois, il s'agit des employés d'un dépanneur situé à Boisbriand, non loin de Montréal. Comme dans les autres cas, les salariés ont choisi de fonder un syndicat affilié à la CSN, puisque cette centrale mène une campagne de syndicalisation dans la chaîne de dépanneurs.

La CSN affirme avoir syndiqué à ce jour près d'une centaine de travailleurs dans des dépanneurs Couche-Tard au Québec. Les autres établissements dans lesquels un syndicat s'est implanté sont ceux de Victoriaville, Saint-Liboire, Saint-Hubert et trois à Montréal.

Deux des dépanneurs de Montréal dont les employés sont syndiqués ont depuis fermé leurs portes. La direction de l'entreprise allègue que ces dépanneurs n'étaient pas suffisamment rentables, alors que la CSN y voit un lien avec la syndicalisation des employés.

Elle a d'ailleurs porté plainte à ce sujet et la cause est présentement entendue par la Commission des relations du travail.

Les démêlés syndicaux d'Alimentation Couche-Tard ont d'ailleurs teinté la dernière réunion des actionnaires en avril dernier. Le Régime de retraite de la CSN et le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires, le MEDAC, ont déposé plusieurs propositions visant à changer les pratiques d'affaires de la chaîne de dépanneurs et de stations-service.

Les actionnaires ont rejeté toutes les propositions dans une proportion de plus de 90 %, y compris celle demandant à Couche-Tard d'adopter une politique sur « le respect de la liberté syndicale ».

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