SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Les néo-démocrates fédéraux ont réagi avec stupéfaction à l'attaque tragique qui a entaché le retour du Parti québécois (PQ) au pouvoir au Québec.

Mercredi matin, ils avaient peu de choses à dire au sujet du gouvernement minoritaire péquiste ou sur les conséquences que sa victoire pourrait avoir sur l'unité du Canada.

Mais ils étaient en état de choc par rapport à l'incident survenu au Métropolis, où la chef du PQ Pauline Marois prononçait son discours après avoir remporté les élections, incident qui a fait un blessé grave et un mort.

«Évidemment, nous sommes tous bouleversés à la suite de ce qui est arrivé hier soir, a déclaré le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair. Nos premières pensées sont avec les victimes et leurs proches, mais nous allons laisser la police continuer de bien faire son travail.»

Une minute de silence a été observée à l'ouverture du caucus du NPD, réuni à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, pour les deux victimes.

La police a rapidement arrêté un suspect de 62 ans en lien avec la fusillade et le feu allumé à l'arrière de la salle de spectacle de la rue Sainte-Catherine. L'homme, apparemment vêtu d'une robe de chambre, a crié «les Anglais se réveillent» alors qu'il était escorté par des policiers.

Le député montréalais Alexandre Boulerice avait presque les larmes aux yeux mercredi en commentant le triste événement.

«Ç'a été une longue soirée électorale mais pas pour les raisons que l'on pensait et c'est très difficile ce matin, a-t-il affirmé. Je crois que, lorsque la démocratie s'exprime, tout le monde est gagnant. Mais quand ce sont les armes qui parlent, on réalise à quel point la vie et la démocratie sont fragiles.»

D'autres députés néo-démocrates ont confié qu'ils n'auraient jamais pensé que ce genre d'incident était possible au Canada.

«Ce type de violence est tout simplement inacceptable, a tranché la députée torontoise Olivia Chow. C'est choquant et c'est très malheureux. Je ne peux pas croire que quelqu'un puisse faire quelque chose comme ça.»

De son côté, le président du caucus, Peter Julian, a soutenu que cette violence était «inconcevable au Canada».

«Nous espérons que cela ne se reproduira plus jamais», a-t-il dit.

Quant à l'éventuelle menace que pourrait représenter un gouvernement souverainiste au Québec, les néo-démocrates se sont contentés de répéter qu'ils allaient collaborer avec les dirigeants choisis par les Québécois.

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  • Thomas Mulcair

    NDP Leader Thomas Mulcair comments on the federal budget in the Foyer of the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa Thursday March 29, 2012. If there was any doubt that Thomas Mulcair's political universe revolves around Quebec, it was dispelled by his response to Thursday's federal budget. (THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld)

  • Thomas Mulcair

    NDP Leader Thomas Mulcair addresses the Economic Club of Canada in Ottawa, Thursday April 5, 2012. (THE CANADIAN PRESS/Fred Chartrand)