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L'Ontario promet de « continuer à travailler » avec le Québec

05/09/2012 10:30 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Au lendemain de l'élection du Parti québécois au Québec, le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, dit que les relations entre les deux provinces sont plus fortes qu'un changement de gouvernement.

Dans un communiqué, M. McGuinty, tout en saluant le « solide partenaire » et le « bon ami » qu'a été pour lui Jean Charest, ajoute que les deux provinces continuent à avoir des valeurs communes, malgré l'élection d'un gouvernement séparatiste.

M. McGuinty n'a pas félicité la nouvelle première ministre du Québec directement dans son communiqué. Il a plutôt félicité « Pauline Marois, Jean Charest et François Legault pour avoir mené de solides campagnes. »

Le premier ministre déplore également la fusillade mortelle qui a éclaté dans la salle à Montréal où étaient réunis les partisans du PQ et leur chef, mardi soir.

« Nous sommes attristés par l'acte insensé et lâche de violence qui est à l'origine d'une perte tragique de vie. »

Doutes

Pour sa part, le politologue Ian Roberge pense que l'élection d'un gouvernement péquiste et minoritaire au Québec risque de miner les bonnes relations développées entre la Belle province et l'Ontario au cours des dernières années.

Le professeur du Collège universitaire Glendon de Toronto souligne, d'une part, que la chef péquiste Pauline Marois pourra difficilement avoir d'aussi bonnes relations avec le premier ministre libéral de l'Ontario que son prédécesseur, le libéral Jean Charest.

Les deux chefs libéraux avaient même organisé des conseils des ministres conjoints à Toronto et à Québec. Ces rencontres avaient débouché sur la signature d'ententes de coopération, entre autres quant à la mobilité de la main-d'oeuvre.

Par ailleurs, Dalton McGuinty et Jean Charest avaient fait front commun au Conseil de la fédération, notamment sur la réforme de l'assurance-emploi et sur des questions environnementales, comme la création d'une bourse du carbone.

À l'heure actuelle, plus de la moitié des échanges interprovinciaux au pays se font entre l'Ontario et le Québec.

Minoritaires

Le professeur Roberge ajoute que M. McGuinty et Mme Marois auront des préoccupations plus immédiates que les relations intergouvernementales.

Mme Marois avait assuré durant la campagne qu'elle collaborerait avec ses homologues provinciaux et qu'elle respecterait les ententes signées avec l'Ontario, si elle était élue, tout en précisant qu'elle demeurerait souverainiste.

Pour sa part, M. McGuinty a affirmé, mardi matin, qu'il était prêt à travailler avec quiconque était élu au Québec.

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