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Veilleux s'attire les éloges de Voeckler

04/09/2012 07:39 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

David Veilleux n'était pas présent à l'aéroport Jean-Lesage, mardi, quand une bonne partie du peloton est descendu d'un avion nolisé, en provenance de l'Europe, pour les Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal.

Un texte de Manon Gilbert

Déjà en ville, le natif de Cap-Rouge a cependant reçu une belle et grosse tape dans le dos.

À peine débarqué de l'avion, Thomas Voeckler n'a pas tardé à vanter le talent de son jeune coéquipier qui a gagné, en solo, le 19 août dernier, l'épreuve des Trois vallées varésines, l'une des plus belles courses italiennes selon le Français.

« Il a contribué au développement de l'équipe Europcar, ça c'est sûr. Il est un peu arrivé avec l'étiquette du Canadien qu'on ne connaissait pas trop. Il devient l'un des piliers de l'équipe, ce n'est plus un coureur qui est là pour aider les autres. Il a franchi un sacré palier », a déclaré le vétéran de 33 ans, couronné meilleur grimpeur du Tour de France.

Peu de temps auparavant, Veilleux avait également enlevé les honneurs à la mi-août bretonne, en France.

Évidemment, certains journalistes présents n'ont pas tardé à établir une comparaison entre Veilleux et le Britanno-Colombien Ryder Hesjedal qui, en juin, est devenu le premier Canadien à triompher dans un grand tour lors de sa victoire au Giro.

« Ryder a mis la barre très haute. Il a fait un très gros exploit cette année, a poursuivi Voeckler. Je pense, sans vouloir le comparer, que David a une belle marge de progression. Il n'y a qu'à voir son âge, son parcours cycliste, on voit que tout est cohérent et qu'il a une marge de progression. »

Bons rouleurs, Hesjedal et Veilleux sont toutefois des coureurs forts différents. Le premier, plus complet, est capable de rivaliser en montagne avec les meilleurs grimpeurs. Le Québécois de 24 ans, lui, est plus du type baroudeur, dans le jargon du milieu. Un coureur capable de tenir et subir les longues échappées, même en solitaire. D'ailleurs, il l'a prouvé dès sa première présence à Paris-Roubaix en 2011 en roulant environ 140 km dans l'échappée du jour pour finalement conclure au 25e rang.

Mais comme Hesjedal, Veilleux sait tirer son épingle du jeu sur les parcours de Québec et Montréal comme en font foi ses 22es places dans les deux épreuves l'an dernier.

Ce qui fait dire à Voeckler que Veilleux sera son égal en sol québécois.

« Bien sûr, il a toujours cette mentalité de travailler pour les autres et pour ses chefs de file. Je pense que lui et moi serons les deux coureurs majeurs pour les deux courses de Québec et Montréal. Ce n'est plus un équipier. »

Voeckler en meilleure forme

Victorieux à Québec lors de la première édition en 2010, Voeckler confirme être dans une meilleure forme que cette année-là où les vacances avaient eu préséance sur l'entraînement durant le mois d'août.

De là à repenser à répéter l'exploit, il y a loin de la coupe aux lèvres, surtout que les longs voyages commencent à peser en fin de saison.

« Mon objectif est de gagner. Maintenant, c'est toujours difficile de faire aussi bien, surtout quand on a gagné quelque part. Je ne suis sans doute pas le favori, a avoué celui qui sera le chef de file de l'équipe française pour les mondiaux dans trois semaines.

« J'ai confiance en mes moyens, mais j'arrive très humble. Je sais qu'il y a beaucoup plus de chances que je sois déçu que l'inverse. La condition est là, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il y aura un bon résultat. »

Pourtant, ce n'est pas ce que pensent les autres prétendants. Edvald Boasson Hagen, Peter Sagan et Geraint Thomas ont tous identifié Voeckler comme l'un des hommes à surveiller!

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