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Luigi Coretti accusé à Montréal, libéré à Saint-Jérôme

04/09/2012 03:19 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

L'homme d'affaires Luigi Coretti a fait face à la justice deux fois au cours de la même journée. Coretti a comparu relativement à une affaire de fraude au palais de justice de Montréal en plus de comparaître au palais de justice de Saint-Jérôme dans un dossier de harcèlement.

Dans un premier temps, M. Coretti a été formellement accusé de cinq chefs d'accusation de fraude, de fausses déclarations et de fabrication de faux documents, mardi au palais de justice de Montréal. Les faits reprochés à Coretti se sont déroulés de 2005 à 2010.

Selon l'enquête de la SQ, qui a été entamée en 2010, M. Coretti « aurait notamment surévalué des comptes clients de manière à obtenir du financement d'institutions financières sous de fausses (déclarations) ».

M. Coretti était le patron de l'ancienne agence de sécurité BCIA. L'entreprise, qui a assuré la sécurité du quartier général du Service de police de la Ville de Montréal pendant quatre ans, a fait faillite en 2010.

M. Coretti est un proche de l'ancien ministre de la Famille Tony Tomassi qui fait face à des accusations de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance par un fonctionnaire public. Tony Tomassi aurait utilisé une carte de crédit de l'agence de sécurité BCIA à des fins personnelles pendant qu'il était député.

Démis de ses fonctions de ministre par le premier ministre Jean Charest, M. Tomassi a fini par démissionner de son poste de député à l'Assemblée nationale.

Quant à Coretti, un Lavallois de 47 ans, il était absent du tribunal, mardi, étant simplement représenté par son avocat.

Son absence était motivée par une autre obligation. Détenu à Saint-Jérôme depuis le week-end, il devait y comparaître au palais de justice pour répondre à une plainte pour harcèlement et pour non-respect de ses conditions.

M. Coretti a été libéré et il doit respecter certaines conditions, dont celle de ne pas communiquer avec la plaignante, une relation d'affaires de BCIA. Il a également dû fournir un dépôt de 1000 $. Il reviendra en cour en janvier au palais de justice de Saint-Jérôme.

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