BIEN-ÊTRE

L'ouverture du grand aéroport de Berlin encore reportée

04/09/2012 02:48 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

L'inauguration du grand aéroport de Berlin va être repoussée pour la quatrième fois, à la fin octobre 2013, ont indiqué mardi plusieurs médias allemands, alors que ces reports successifs et l'explosion des coûts font scandale en Allemagne.

L'aéroport Willy-Brandt ne devrait finalement ouvrir ses portes que le 27 octobre 2013, soit dans plus d'un an, affirme le quotidien Bild.

La date prévue jusqu'ici était le 17 mars 2013, et était déjà le résultat d'une série de reports : l'Aéroport international Berlin-Brandebourg Willy-Brandt, qui doit remplacer les deux aéroports existants de Tegel et Schönefeld, était initialement censé ouvrir à l'automne 2010.

Cette nouvelle plate-forme aéroportuaire, qui devrait devenir le troisième aéroport d'Allemagne derrière Francfort (ouest) et Munich (sud), doit donner à la capitale allemande le rayonnement économique international qui lui manque encore.

Le dirigeant de l'Etat régional du Brandebourg, Matthias Platzeck, a partiellement confirmé au quotidien Tagesspiegel le nouveau report.

Lors d'une réunion du conseil de surveillance de l'aéroport vendredi, il a reconnu qu'une nouvelle date d'ouverture, en octobre 2013, allait être discutée.

"Nous allons consulter les compagnies aériennes ainsi que d'autres (acteurs) et prendre une décision", a-t-il ajouté.

La radio publique berlinoise RBB assure également que l'inauguration devrait être repoussée à octobre 2013, tandis que le quotidien Berliner Morgenpost évoque une ouverture le 20 ou le 27 octobre 2013.

Le conseil de surveillance de la société gérant le projet a décidé d'avancer à vendredi une réunion prévue initialement le 14 septembre.

De report en report, l'affaire a tourné au scandale. Les responsables politiques locaux -au premier rang desquels le maire de Berlin, Klaus Wowereit- sont accusés d'incompétence et d'avoir sous-estimé les difficultés du chantier.

La polémique est d'autant plus vive que les coûts de ce vaste chantier ont entre-temps explosé, et sont désormais estimés à 1,1 milliard d'euros, au point que les gestionnaires doivent trouver un nouveau plan de financement pour éviter un défaut de paiement.