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Dernière tentative de Pauline Marois pour séduire la Capitale-Nationale

03/09/2012 02:09 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a consacré sa dernière journée de campagne à la région de la Capitale-Nationale, où elle a entamé ce marathon de 34 jours.

Entourée des candidats péquistes de la région, mais aussi de Léo Bureau-Blouin, candidat dans Laval-des-Rapides, elle a appelé, en matinée, les Québécois à voter pour un gouvernement majoritaire.

« Il faut changer de gouvernement et sanctionner très durement les libéraux, et la meilleure façon, c'est de voter pour un gouvernement majoritaire du Parti québécois », a-t-elle martelé, critiquant un gouvernement libéral « usé et fatigué ».

De passage au Parc nautique de Cap-Rouge, dans la circonscription de Louis-Hébert, où se présente Rosette Côté, elle a été pressée de questions sur le « mystère de Québec ».

Refusant de spéculer sur les raisons pour lesquelles les citoyens des circonscriptions de la région, sauf exception, ne votaient pas pour sa formation, la chef péquiste a dit aux journalistes qu'il fallait « aller leur poser la question à eux ».

Pauline Marois a essentiellement répété que les citoyens de la Capitale-Nationale avaient les mêmes besoins que ceux du reste du Québec, notamment des soins en garderie, des mesures pour le maintien à domicile des personnes âgées et des transports en commun qui pourraient être plus efficaces, besoins auxquels répond le PQ, a-t-elle assuré. Elle a ajouté que les citoyens de la capitale étaient eux aussi surtaxés.

Ils attendent de la rigueur et de la bonne gestion, a-t-elle soutenu. La formation péquiste a « toujours été respectueuse de ses engagements [...], a toujours été à l'écoute de sa capitale [...] et a toujours été rigoureuse dans la gestion de la chose publique », a en outre affirmé Mme Marois.

« Nous avons été un atout pour que la capitale devienne ce joyau qu'on connaît aujourd'hui », a-t-elle soutenu, ajoutant que le PQ avait « supporté la renaissance de Québec ».

Questionnée plus précisément sur le fait que le vote de Québec n'était pas acquis au PQ alors que la députée péquiste Agnès Maltais a réussi à faire adopter le projet de loi 204 visant à protéger l'entente entre la Ville de Québec et Quebecor Media sur la gestion du futur amphithéâtre de Québec, elle a répondu qu'elle n'avait « pas beaucoup d'explications à donner ».

Elle a en outre balayé du revers de la main l'argument selon lequel l'élection du PQ menacerait le retour potentiel d'une équipe professionnelle de hockey dans la ville de Québec, brandi la veille par le chef libéral, Jean Charest. Accusant son adversaire d'être « à bout d'arguments », elle a rappelé que les Nordiques avaient intégré la Ligue nationale de hockey en 1979, à une époque où le Québec était dirigé par un gouvernement péquiste.

Interrogée sur les conséquences, pour la région de Québec, d'un gouvernement au sein duquel celle-ci ne serait pas représentée, Pauline Marois a assuré qu'elle serait « la première ministre de tous les Québécois » et qu'elle « respecterai[t] le choix qu'aura pris Québec ».

Pauline Marois invite les jeunes à aller voter

Accompagnée de Léo-Bureau Blouin, loin de la circonscription lavalloise dans laquelle il se présente, Pauline Marois a confirmé que la présence à ses côtés de l'ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) visait à envoyer un « message très fort » aux jeunes électeurs, qu'elle souhaite mobiliser. Historiquement, le taux de participation des jeunes est moins élevé que celui de la population dans son ensemble.

« Je veux envoyer un message très clair à tous les jeunes Québécois d'aller voter, qu'ils soient étudiants ou qu'ils ne le soient pas », a-t-elle dit.

Pour me joindre :

sophie-helene.lebeuf@radio-canada.ca

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