Le film d'épouvante "Possédée" a décroché dès sa sortie la tête du box-office nord-américain, avec 17,2 millions de dollars de recettes.

Cette production des studios Lionsgate, signée Ole Bornedal, raconte l'histoire d'une famille attaquée par une entité surnaturelle issue du folklore juif. Elle devance une autre sortie, "Des hommes sans loi" (Lawless), film dans lequel trois frères, dont l'un incarné par Shia LaBeouf, se livrent à la contrebande d'alcool sous la Prohibition. Sa recette est de 9,6 millions de dollars.

Voici l'estimation des recettes du week-end, de vendredi à dimanche, dans les salles nord-américaines, sur la base des chiffres communiqués par le site spécialisé Hollywood.com:

1. "Possédée" (The Possession), 17,2 millions de dollars

2. "Des hommes sans loi", 9,6 millions de dollars

3. "Expendables 2: unité spéciale", 8,8 millions de dollars

4. "Jason Bourne: l'héritage", 7,2 millions de dollars

5. "L'étrange pouvoir de Norman" (ParaNorman), $6,5 millions

Sur le Net: www.hollywood.com/boxoffice

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  • Celeste and Jesse Forever

    Comédie dramatique de Lee Toland Krieger avec Rashida Jones, Andy Samberg, Emma Roberts, Elijah Wood, Ari Graynor, Eric Christian Olsen. Depuis leur rupture récente, Celeste, une publiciste ambitieuse, et Jesse, un artiste insouciant, sont restés les meilleurs amis du monde. Secrètement, Jesse entretient toutefois l'espoir que Celeste soit encore amoureuse de lui. Un soir, ils font l'amour. Le lendemain, Celeste qualifie l'événement d'erreur sans conséquence. Blessé, vexé, Jesse disparaît pendant plusieurs semaines. Privée de son confident, Celeste réalise qu'elle éprouve encore des sentiments pour lui. Ce qui ne l'empêche pas de se laisser courtiser par Paul, un homme d'affaires rencontré dans son cours de yoga. Lorsque Jesse refait surface, c'est pour lui apprendre qu'il a rencontré quelqu'un d'autre et qu'il sera bientôt père. Feignant le détachement, la jeune femme encaisse mal le choc. L'actrice Rashida Jones (I Love You Man) cosigne un premier scénario en équilibre précaire entre drame et comédie, les deux tendances étant jouées à valeur égale. Quelques invraisemblances plombent le récit, mais la réalisation sensible sauve la mise. Les deux vedettes sont très justes dans les rôles-titres.

  • Elena

    Drame de Andrei Zviaguintsev avec Nadezhda Markina, Andrei Smirnov, Elena Lyadova, Alexei Rozin, Evgenia Konushkina, Igor Ogurtsov. Infirmière de formation, Elena a épousé il y a deux ans Vladimir, un ex-patient très riche. Dévouée et discrète, la sexagénaire puise dans sa propre pension pour aider son fils Sergei, chômeur paresseux et alcoolique, à subvenir aux besoins de sa femme et de ses deux enfants. Par ailleurs, elle tente en vain de convaincre son mari de prêter à sa famille une somme destinée à soudoyer l'administration afin de soustraire son petit-fils au service militaire et à le faire admettre à l'université. Victime d'un infarctus, Vladimir se retrouve à nouveau à l'hôpital, où il se réconcilie avec sa fille bohème et cynique venue le visiter. Transporté de joie, le malade annonce à son épouse qu'il va réécrire son testament dans le but de faire de la jeune femme sa principale héritière. Au comble de la déception et de la désillusion, Elena prend une décision lourde de conséquences. Le réalisateur du Retour revient avec une dérangeante fable sociale dépeignant une Russie où la morale et la solidarité ne pèsent plus bien lourd. La mise en scène épurée, attentive de façon quasi maniaque aux moindres gestes du quotidien, va de pair avec une interprétation très sobre, dominée par la vibrante Nadezhda Markina.

  • Karakara

    Comédie dramatique de Claude Gagnon avec Gabriel Arcand, Youki Kudoh, Megumi Tomita, Atta Yuichi, Toshi Moromi, John Potter. Dans l'archipel japonais d'Okinawa, où il vient de compléter un atelier de Qigong, Pierre, professeur de littérature à la retraite, fait la connaissance de Junko, une mère de famille dans la quarantaine qui lui offre ses services d'interprète. Au contact de ce tranquille sexagénaire montréalais, avec qui elle fait fiévreusement l'amour, Junko se sent revivre. Fuyant son mari qui l'a battue une fois de trop, elle supplie Pierre de l'emmener avec lui dans une île au Nord de l'archipel, où il compte rencontrer une légende vivante du tissage traditionnel. Au fil de ce périple moins paisible que prévu, le Québécois apprend à mieux connaître sa compagne de voyage, à qui il finira par révéler les véritables motifs de son séjour au Japon. Le plus japonais des cinéastes québécois persiste dans la veine de la quête existentielle exotique, mais en injectant plus d'humour que dans son précédent Kamatiki, sans toutefois nier la gravité de certains thèmes. Le jeu subtil de Gabriel Arcand et celui plus coloré de Youki Kudoh, de même que la réalisation soignée, ajoutent à la réussite de l'entreprise.

  • The Matchmaker

    Comédie dramatique de Avi Nesher avec Adir Miller, Tuval Shafir, Maya Dagan. En 1968, à Haïfa, un adolescent devient l'employé d'un marieur professionnel doublé d'un contrebandier, qui est sorti vivant de l'Holocauste.

  • Neil Young Journeys

    Spectacle musical de Jonathan Demme. Captation d'un concert en solo du chanteur folk Neil Young au Massey Hall de Toronto en mai 2011, entrecoupée de brèves séquences montrant l'artiste parcourant en voiture la route reliant Omemee, son village natal du Nord de l'Ontario, à la Ville-Reine. Dans ce troisième film en cinq ans consacré à l'oeuvre du chanteur canadien (après Heart of Gold et Trunk Show), Jonathan Demme (The Silence of the Lambs) parvient une fois de plus, depuis son coup de maître Stop Making Sense, à dynamiser la formule du concert filmé, notamment en plaçant une caméra au bout du micro de l'artiste, toujours allumé à 66 ans.

  • The Queen of Versailles

    Documentaire de Lauren Greenfield. David et Jackie Siegel comptent parmi les individus les plus privilégiés du monde. À 74 ans, il dirige Westgate, un des plus gros empires immobiliers des États-Unis, qu'il a fondé dans les années 1990. À 43 ans, Jackie, ex-mannequin et ingénieure informatique, s'agite dans une immense maisonnée comptant huit enfants (dont sept qu'elle a portés), une vingtaine de domestiques et une douzaine de chiens. Alors que leur mode de vie semble dicté par l'insouciance, et que la construction de leur réplique floridienne du château de Versailles va bon train, la crise financière frappe. À l'automne 2008, l'empire immoblier de David Siegel tangue et menace de s'effondrer. Privé de liquidités, le couple est forcé de mettre en vente son château inachevé et de réduire son train de vie. Tandis que David, impuissant et en colère, s'isole des siens, Jackie se fait la gardienne des apparences. Tant bien que mal. La cinéaste a eu accès à un matériau rare, qu'elle exploite avec une intelligence stupéfiante pour révéler, sous le couvert d'un tableau de famille, une expérience humaine qui transcende les classes et l'argent. Son approche dans la durée, intimiste et quasi «téléréaliste», s'exprime par des mouvements d'appareil et un amalgage son-image très expressifs.

  • La possession (The Possession)

    Drame d'horreur de Ole Bornedal avec Natasha Calis, Jeffrey Dean Morgan, Kyra Sedgwick, Grant Show, Rob LaBelle, Madison Davenport. Depuis la séparation de leur parents Clyde et Stephanie survenue un an plus tôt, Em et sa soeur aînée Hannah passent la semaine avec leur mère et le week-end chez leur père. Après que ce dernier lui eut acheté un petit coffre antique dans une vente de garage, Em observe chez elle d'inquiétantes transformations physiques, qui s'accompagnent d'un comportement de plus en plus violent, tandis que d'étranges phénomènes surviennent dans la nouvelle demeure de leur père. Croyant qu'il s'agit des répercussions du divorce, Stephanie défend à son ex-mari de voir leurs filles. Grâce à un confrère enseignant les humanités, Clyde apprend qu'Em est en vérité possédée par un esprit malin, appelé dibbuk selon les croyances juives orthodoxes, qui se serait libéré du coffret. Pétri des clichés propres au genre, ce récit classique sur le thème connu de la possession n'a pour seule originalité que son origine juive orthodoxe. Réalisé par le compétent Ole Bornedal (Délivrez-nous du mal), l'ensemble génère un climat de tension prenant et profite de la participation de bons interprètes, dont la convaincante Natasha Calis.

  • The Oogieloves in the Big Ballon Adventure

    États-Unis. 2012. 88 min. Comédie fantaisiste de Matthew Diamond avec Christopher Lloyd, Cary Elwes, Jaime Pressly, Cloris Leachman, Chazz Palminteri, Toni Braxton. Dans une ville enchantée, un aspirateur rouge échappe par mégarde les cinq ballons magiques préparés pour l'anniversaire surprise d'un oreiller rose. Ce qui l'entraîne, lui et ses amis marionnettes, dans une aventure fertile en rencontres étonnantes.

  • Sans loi (Lawless)

    Drame de moeurs de John Hillcoat avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Guy Pearce, Jessica Chastain, Jason Clarke, Gary Oldman, Mia Wasikowska. Virginie de l'Ouest, durant la Prohibition. Les frères Bondurant sont les rois de l'alcool de contrebande, qu'ils fabriquent sur la ferme familiale et revendent au crime organisé. L'arrivée dans le comté de Charlie Rakes, un procureur corrompu venu de Chicago et déterminé à mettre les Bondurant à sa main, jette une ombre sur le commerce que ceux-ci opéraient avec la complicité des shérifs locaux. En refusant de reconnaître l'autorité de Rakes, Forrest, l'aîné, se le met à dos. Afin de donner l'exemple, le procureur passe à tabac le benjamin du clan, Jack. Et avant qu'il ait le temps de riposter, Forrest est égorgé par deux hommes de main. Grâce à la barmaid qu'il vient d'embaucher pour diriger son tripot, il survit miraculeusement. Alors qu'au terme d'une longue convalescence il reprend sa place de leader au sein du clan, Jack, qui s'est enhardi et courtise la fille d'un fermier quaker, prend des initiatives qui provoquent un nouvel affrontement. Bien qu'il possède des qualités indéniables, dont un formidable tableau d'époque et une distribution de première force dominée par l'épatant Tom Hardy, cet amalgame de western et de film noir par le réalisateur de The Road manque un peu de puissance. Les contraintes de l'adaptation sont apparentes et la mise en scène, trop sage pour le sujet.

  • Union Square

    Drame de Nancy Savoca avec Mira Sorvino, Tammy Blanchard, Michael Rispoli. Sur le point de se marier, une jeune femme reçoit la visite de sa soeur instable psychologiquement, dont elle avait perdu la trace.

  • La vallée des larmes

    Drame de Maryanne Zéhil avec Nathalie Coupal, Joseph Antaki, Nathalie Mallette, Sophie Cadieux, Henri Chassé, Wafa Tarabey. Marie, une éditrice dans la quarantaine, reçoit depuis quelque temps des enveloppes anonymes. Celles-ci contiennent les fragments du témoignage qu'un Libanais ayant survécu au massacre de Sabra et Chatila adresse à sa mère. Intriguée par ce qu'elle lit, Marie tente de remonter à la source. Elle a tôt fait de soupçonner Joseph, l'homme à tout faire de l'immeuble. Placé devant l'évidence, celui-ci reconnaît être l'auteur du manuscrit en chantier. À l'initiative de Marie, ils conviennent de travailler ensemble sur le texte chez elle, quelques soirs par semaines. Entre eux se noue une amitié ténue teintée d'un désir latent. Pendant que Joseph revisite son passé douloureux, Marie fait face à ses propres démons. Outre son problème d'alcool, elle doit en effet composer avec sa rancoeur vis-à-vis de sa mère plongée dans un coma irréversible. Ce récit à deux voix manque de moyens, mais pas d'ambition. Prometteur mais inabouti, le scénario dresse des parallèles éclairants entre les atrocités ordinaires du catholicisme québécois d'autrefois et les violences religieuses au Moyen-Orient. L'interprétation inégale est dominée par la solide Nathalie Coupal.