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Paul Piché donne un coup de main au Parti québécois dans la Couronne nord

02/09/2012 12:04 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT
PC

LAVAL, Qc - La chef péquiste Pauline Marois sent depuis trois ou quatre jours que les indécis glissent vers son parti.

C'est ce qu'elle a déclaré à des militants dimanche en fin de journée, à moins de 48 heures du scrutin.

Elle s'adressait à des militants de Terrebonne, sur la couronne nord, après avoir multiplié des activités dans cette région chaudement disputée à la CAQ.

«Depuis trois quatre jours, je sens que ca s'amplifie, que les indécis s'en viennent tranquillement avec nous», a-t-elle dit à des dizaines de militants exaltés rassemblés pour faire réélire le député Mathieu Traversy.

Le niveau d'indécis est toujours élevé, selon les sondages, et les intentions de vote en faveur du PQ restent stables, mais Mme Marois estime que la campagne qui se termine a néanmoins servi à en convaincre plusieurs.

«Je sens un erre d'aller et je souhaite consolider cet erre d'aller pour que nous formions un gouvernement majoritaire mardi», a-t-elle dit en conférence de presse, dimanche matin, à Saint-Jérôme.

Quant à savoir pourquoi il y a encore autant d'indécis, elle répond qu'il «faudrait demander aux indécis».

Mme Marois a reconnu qu'elle a fait campagne dimanche dans des circonscriptions où le vote pourrait être serré. Elle s'est rendue d'abord dans Saint-Jérôme, convoitée par le candidat vedette caquiste Jacques Duchesneau. Elle est aussi passée par Sainte-Rose et Mille-Îles, à Laval, à Mascouche, dans Masson, ainsi que Terrebonne et Berthier.

«Une partie des appuis ici pourrait faire la différence (entre gouvernement majoritaire ou minoritaire du PQ)», a-t-elle convenu.

Il semble, ces derniers jours, y avoir un effet Marois sur le terrain. Partout où elle passe, elle crée l'engouement, voire la cohue. Dimanche matin, ses sympathisants étaient plus clairsemés à Saint-Jérôme, mais en après-midi, à la Fête de la famille à Laval, des gens de toutes origines se pressaient pour l'encourager, pour faire photographier leurs enfants avec elle. Les femmes semblent particulièrement enthousiastes.

Elle souhaite d'ailleurs que les électrices lui accordent un appui significatif. C'est peut-être la réalisation d'un rêve pour certaines, a-t-elle avancé, pour expliquer l'engouement féminin.

«C'est le signal que tout est possible pour les femmes, c'est comme ça que je le ressens, le message qu'elles m'envoient (...). Pour elles, c'est peut-être de se réaliser dans ce que je pourrais réaliser comme première ministre du Québec.»

Dans le même ordre d'idée, elle a affirmé qu'elle aimerait avoir un conseil des ministres avec une majorité féminine, mais elle n'a pas pris d'engagement formel.

Par ailleurs, un vétéran de la cause souverainiste est venu prêter main-forte à Pauline Marois, dimanche. Le PQ a demandé au chanteur Paul Piché d'intervenir à un moment qu'il qualifie de «charnière», parce que la meilleure façon d'accéder à la souveraineté, selon lui, est la démarche proposée par Mme Marois.

Piché prêche l'unité. Après avoir donné de l'argent à Québec solidaire lors d'une précédente campagne, il se détourne et se dit déçu par la formule «la souveraineté si nécessaire» du parti d'Amir Khadir. Il trouve aussi le programme souverainiste d'Option nationale «trop compliqué» pour faire avancer la cause.

Au cours d'une conférence de presse dans le stationnement d'un restaurant de Saint-Jérôme, la chef péquiste a reconnu que M. Duchesneau a fait une «entrée spectaculaire» dans la campagne, mais a ajouté qu'«il n'a pas donné de réponses à toutes les questions».

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