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François Legault affiche la confiance

02/09/2012 11:35 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

Un texte de Florence Meney

À l'avant-veille du vote, le chef de la Coalition avenir Québec, lors d'un arrêt dans la circonscription de Bécancour, qu'il veut arracher au chef d'Option nationale, a affiché une confiance sans faille.

Il juge avoir eu assez de temps pour faire passer ses idées, son message, et rappeler les engagements de son parti.

Même s'il convient qu'il faut « être prudent », François Legault pense que son parti, loin de plafonner, continue à gagner en popularité auprès des électeurs.

Surprendre, parce qu'il se dit confiant que les Québécois désirent les changements proposés par son parti, spécifiquement la volonté de « faire le ménage dans la corruption », mais aussi dans la lourdeur de la bureaucratie.

Le chef de la CAQ juge que l'heure est maintenant venue de montrer aux citoyens que son parti est capable de livrer la marchandise.

Une fois encore, il a opposé l'approche de son équipe, axée sur l'économie et des priorités telles que l'éducation, aux priorités de son adversaire péquiste Pauline Marois, à savoir, selon lui, de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dès que possible.

Quant aux libéraux de Jean Charest, le chef de la CAQ écarte l'idée qu'ils puissent obtenir autre chose que la troisième place au scrutin de mardi.

Des faillites et le commandant Piché

Interrogé sur le fait que plusieurs membres de l'équipe de la CAQ sont des entrepreneurs qui ont déjà fait faillite, le chef a indiqué que tous avaient été « réhabilités », et que l'entreprenariat n'allait pas sans une certaine prise de risque. Or, « le Québec a besoin de retrouver le goût du risque », selon lui.

Il dit qu'alors qu'il était patron de la compagnie aérienne Air Transat, il a embauché le commandant Robert Piché, malgré son passé. Et qu'il n'a eu qu'à s'en féliciter.

En 2001, Robert Piché a réussi à faire planer son appareil, qui transportait 300 passagers et n'avait plus de carburant, jusqu'à une piste d'atterrissage des Açores.

François Legault porte un regard satisfait sur sa campagne. Il se félicite tout particulièrement du niveau de dépenses effectué par son parti pendant cette campagne, qu'il évalue à moins de 4 millions de dollars. À ce sujet, le chef trouve que sa formation se compare favorablement avec ses adversaires.

Il ne craint pas non plus de souffrir d'un manque de moyens pour « faire sortir le vote » en sa faveur le moment venu.

Pour me joindre :

Florence.Meney@radio-canada.ca

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