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Charest : les Nordiques s'invitent dans la campagne

02/09/2012 03:45 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

Un texte de Lili Boisvert

Le chef du Parti libéral a laissé entendre en conférence de presse dans la région de Québec que l'élection d'un gouvernement péquiste pourrait menacer un retour éventuel d'une équipe de hockey professionnel à Québec.

Un gouvernement péquiste, a-t-il déclaré, s'accompagnerait d'une période de perturbation de 5 ans.

Lorsqu'un journaliste lui a demandé si la Capitale nationale pourrait perdre la possibilité de convaincre la ligue nationale de déménager une franchise de hockey dans un marché perturbé, Jean Charest a en effet répondu : « On a-tu besoin de prendre ce risque-là? Est-ce qu'on n'est pas mieux de dire à la Ligue nationale de hockey, M. Bettman [...] saviez-vous qu'il y a en Amérique du Nord une ville qui a le plein-emploi, une économie forte et prospère et qui souhaite avoir une Ligue nationale de hockey? »

Le chef a ensuite nuancé ses propos, disant qu'il ne voulait pas faire de conjecture sur l'avenir, et que ce qu'il disait, c'était tout simplement « le gros bon sens ».

« Pourquoi un Québécois irait le 4 septembre prochain appuyer quelqu'un qui dit à l'avance, "moi j'ai un projet qui va nous faire cinq ans de perturbations"? », demande M. Charest.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) a vanté avec passion son bilan devant des centaines de militants libéraux de la région de Québec, dimanche, jugeant que les Québécois devraient voter pour lui parce que son gouvernement a déjà fait ses preuves.

Le contrôle de cette région-clé fait l'objet d'une chaude lutte, et les politiciens s'y sont fait voir à maintes reprises pendant la campagne.

« Donnez à cette équipe le mandat de réaliser vos rêves! »

C'est sur un ton résolu que Jean Charest s'est exclamé devant la foule partisane que « le 4 septembre, nous aurons un gouvernement libéral majoritaire ».

Le chef libéral a bien sûr attaqué à nouveau ses rivaux, rappelant d'une part qu'il est convaincu que Pauline Marois veut faire un référendum « le plus rapidement possible » si elle est élue, et insistant d'autre part sur l'idée de François Legault amène des idées simplistes. « C'est pas vrai que le service à l'auto existe dans les cliniques familiales », a-t-il dit en référence aux propositions de la CAQ en santé.

Il a aussi nié l'existence de cette « troisième voix » que représente la CAQ, dimanche, présentant François Legault comme un « allié » de Pauline Marois.

« On fait notre possible »

Comme son chef, André Drolet, le candidat libéral dans Jean-Lesage, demande un vote de confiance des citoyens. « On fait notre possible, on fait le maximum. C'est ce qu'on a fait », dit celui qui pourrait perdre son siège de député le 4 septembre.

« Moi, j'ai rien à me reprocher. J'ai travaillé de manière très honnête durant les quatre dernières années. De façon très intensive, à 70 heures par semaine. Si on en demande plus que ça à quelqu'un d'humain, c'est bien malheureux, mais je vais laisser ma place », se désole M. Drolet.

Pour me joindre :

Lili.boisvert@radio-canada.ca

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