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Syrie : les combats s'intensifient entre les rebelles et l'armée

01/09/2012 10:20 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

Les combats entre les forces régulières et les rebelles en Syrie ont redoublé d'intensité samedi. Les insurgés ont multiplié les attaques notamment contre les infrastructures de l'armée de l'air.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) rapporte la découverte à Damas d'au moins 18 cadavres non identifiés d'hommes sommairement exécutés. Cinq corps ont été retrouvés dans le quartier de Qadam, dans le sud de la capitale, tandis que 13 autres ont été découverts dans des localités des alentours, notamment Kafar Batna.

Les victimes sont des militants tués par les forces du régime ou des morts dans des règlements de compte entre Syriens pro et anti-régime selon l'OSDH,

Damas réfute ces accusations et désigne des groupes terroristes comme responsables de ces tueries. L'agence officielle Sana a affirmé qu'un groupe « terroriste » mené par un homme qu'elle identifie comme « Abdallah HusseinAl-Takkal » a commis un massacre dans le quartier d'al-Marjé, près du centre d'Alep dans le nord du pays, tuant une famille, dont « trois enfants de moins de 17 ans ».

Selon l'OSDH, le mois d'août a été le plus sanglant avec près de 5000 morts.

La Jordanie veut de l'aide pour accueillir des réfugiés syriens

Par ailleurs, la situation des réfugiés syriens dans les pays limitrophes demeure inquiétante. Le ministre jordanien du Plan et de la Coopération internationale, Jaafar Hassan, a réclamé 700 millions de dollars à la communauté internationale afin de pouvoir accueillir quelque 240 000 réfugiés syriens.

Plus tôt samedi, le Danemark a annoncé qu'il allait débloquer deux millions d'euros supplémentaires.

Sur le plan diplomatique, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé les pays arabes et occidentaux qui exigent au régime d'Al-Assad d'arrêter le premier le combat et de retirer toutes ses troupes des villes avant d' « appeler l'opposition à faire de même ». Ce serait « totalement irréaliste » et « naïf », a estimé Sergueï Lavrov.

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