À quatre jours du scrutin, Jean Charest, de passage en Mauricie, martèle que voter pour le Parti québécois, c'est opter pour l'instabilité économique et la voie du référendum, par opposition à la stabilité et au plein-emploi que propose selon lui sa propre formation politique.

Ciblant spécifiquement son adversaire péquiste, le chef libéral, qui se dit encore toujours « confiant, serein et en forme », a opposé le choix de la raison à celui du chaos. Il invite les électeurs, au moment de déposer leur bulletin dans l'urne, à réfléchir :

« C'est-tu un référendum ou bien ça va être l'économie? » -- Jean Charest.

Deux discours

De façon répétée et sur tous les tons, Jean Charest a voulu démontrer que son adversaire péquiste tenait deux discours sur plusieurs dossiers majeurs, à commencer par celui de la tenue d'un éventuel référendum et celui des droits de scolarité, elle qui, dit-il, arbore le carré rouge à Montréal et y parle d'abroger la loi 78, mais par contre reste coite sur la question en dehors de la métropole, y compris dans ses messages publicitaires.

« En Mauricie, elle tient un autre discours, il n'est plus question de la loi 78. » -- Jean Charest.

La CAQ, quantité négligeable?

Le chef libéral a par contre choisi d'ignorer son adversaire de la Coalition avenir Québec (CAQ), tout comme celui-ci a semblé écarter en point de presse la possibilité que les libéraux soient réélus, même de façon minoritaire.

Jean Charest juge pour sa part que la CAQ ne peut pas former le prochain gouvernement et ne peut même aspirer à « représenter une force à l'Assemblée nationale », en particulier parce que sa formation n'était pas présente dans plusieurs régions du Québec, telles que l'Outaouais, l'île de Montréal et la Mauricie.

Jean Charest a aussi minimisé les éditoriaux parus dans les journaux, y compris au Canada anglais, et qui se montrent critiques à l'égard de son bilan, à des degrés divers.

Au contraire, Jean Charest y lit une évaluation positive de son bilan en matière économique, et puis, dit Jean Charest, « à Saint-Sévère, il ne s'est pas vendu beaucoup, le National Post ».

« Le Globe and Mail et le National Post, cela ne votera pas le 4 septembre, mais le maire de Saint-Sévère, oui ». -- Jean Charest.

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