BIEN-ÊTRE

Une nouvelle loi russe censure des dessins animés américains

30/08/2012 04:59 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Une nouvelle loi destinée à la protection de l'enfance en Russie qui entrera en vigueur samedi aura pour premier effet de contraindre une chaîne de télévision à censurer des dessins animés américains, comme les Simpsons, a indiqué jeudi un représentant de cette chaine, TV 2x2.

"Avec la nouvelle loi, nous ne pouvons plus diffuser le dessin animé The Itchy and Scratchy Show qui fait partie de la série Les Simpsons", a déclaré le directeur général de la chaîne 2x2 Lev Makarov, dans un communiqué.

Ce dessin animé montre une souris qui se bat avec un chat, le mutilant avec des armes, une parodie de Tom et Jerry.

Le South Park, une autre série américaine qui met en scène les aventures de quatre enfants d'école primaire, "devra être diffusée après 23 heures" et "tous les épisodes où Kenny (un des personnages) est tué devront disparaître", selon M. Markov.

Cette loi censée protéger les enfants russes "des informations nuisibles pour leur santé et leur développement" interdit notamment la diffusion à la télévision, dans les émissions destinées aux mineurs, de scènes de violence, des images de rapports sexuels, ainsi que des gros mots et des scènes incitant à la consommation de drogues, d'alcool et de cigarettes.

La nouvelle loi a été critiquée par les médias et créateurs de dessins animés russes qui redoutent que d'autres chaînes ne soient contraintes de censurer des programmes à l'image de 2x2.

Certains professionnels du secteur ont craint que cette nouvelle loi ne défigure des dessins animés cultes de l'époque soviétiques comme Nu, pogodi! (Attends que je t'attrape!) et Le crocodile Guena, où certains personnages fument une cigarette ou la pipe.

Jeudi, un responsable de la compagnie de production télévisée pour la jeunesse Class, Alexandre Mitrochenkov, a assuré qu'"aucun épisode de Nu pogodi ne serait supprimé".

De son côté, l'autorité de surveillance des médias Roskomnadzor a indiqué que les conséquences de la nouvelle législation seraient examinées un mois après l'entrée en vigueur du texte, laissant entendre que des aménagements seraient possibles, selon l'agence Ria Novosti.