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Obama a échoué à réaliser ses promesses, déclare Mitt Romney

30/08/2012 06:08 EDT | Actualisé 30/10/2012 05:12 EDT

Dans le discours le plus important de sa campagne, le candidat républicain à la présidence des États-Unis, Mitt Romney, a tenté jeudi soir de persuader des millions de téléspectateurs qu'il est le meilleur espoir du pays pour relancer l'économie et « restituer la promesse de l'Amérique ».

Mitt Romney a officiellement accepté l'investiture du Parti républicain devant des millions de téléspectateurs à une heure de grande écoute, l'événement principal de la convention républicaine à Tampa, en Floride.

Il a tenté de donner l'image d'un politicien capable d'offrir un meilleur leadership que Barack Obama en cette période de difficultés économiques, mais aussi d'établir un lien émotif avec les électeurs.

Mitt Romney s'est adressé aux Américains qui seraient désillusionnés par Barack Obama. Le discours du candidat républicain visait directement les électeurs mécontents du président actuel qui écoutaient son discours plutôt que ses partisans réunis à Tampa.

Il a notamment affirmé que le président démocrate avait failli misérablement à ses promesses d'un meilleur avenir pour les États-Unis formulées lors de son élection, il y a quatre ans.

Dans son discours, M. Romney a dit que « l'espoir et le changement peuvent être séduisants ». Toutefois, il s'est demandé si ceux qui étaient si emballés par la victoire de Barack Obama pensaient la même chose aujourd'hui.

M. Romney l'a répété à plusieurs reprises : à son avis, le mandat de M. Obama a été un échec. « J'aurais aimé que le président Obama réussisse parce que je veux que les États-Unis réussissent », dira M. Romney.

« Mais ses promesses ont fait place à la déception et aux divisions. Nous ne sommes pas obligés de l'accepter », a-t-il dit à l'intention des millions d'électeurs déçus par Barack Obama, mais qui n'ont pas encore décidé pour qui ils voteraient à la présidentielle de novembre.

M. Romney visait deux objectifs : prouver qu'il était un meilleur leader que son adversaire et démonter à ceux qui ont des appréhensions qu'il a un coeur et une âme.

L'ancien gouverneur du Massachusetts a aussi parlé de ses parents qui ont donné à leurs enfants « le plus grand des cadeaux : un amour inconditionnel ». Il a ajouté que sa femme Ann et lui avaient tenté de transmettre ce don à leurs fils et à leurs petits-enfants.

Selon lui, aucune loi ou mesure législative ne pourra guérir le monde comme le coeur ou les bras accueillants d'une mère et d'un père.

M. Romney a rendu hommage aux femmes, une classe de la population qui tend à préférer M. Obama. « Quand ma mère s'est présentée au Sénat, mon père était là pour elle. J'entends encore ma mère dire de sa belle voix : "pourquoi les femmes devraient-elles avoir moins à dire que les hommes au sujet des décisions auxquelles doit faire face notre nation?" », s'est-il rappelé.

« J'aurais souhaité qu'elle soit présente à cette convention pour entendre des leaders comme la gouverneure Mary Fallin, la gouverneure Nikki Haley, la gouverneure Susana Martineaz, la sénatrice Kelly Ayotte et la secrétaire d'État Condoleezza Rice. »

Plusieurs personnes, dont la vedette de cinéma Clint Eastwood, ont prononcé des discours avant M. Romney. M. Eastwood a voulu rassurer la foule en affirmant que tous les acteurs n'étaient pas politiquement « à gauche de Lénine ».

« Il y a 23 millions de chômeurs dans ce pays. C'est disgracieux », a-t-il dit alors qu'il faisait semblant d'avoir une conversation avec Barack Obama

Les sondages montrent que Mitt Romney et Barack Obama sont au coude-à-coude dans les intentions de vote, un peu plus de deux mois avant l'élection. M. Romney, ancien gouverneur du Massachusetts et ex-homme d'affaires multimillionnaire, est considéré comme le meilleur candidat pour relancer l'économie, tandis que Barack Obama est considéré comme le candidat le plus empathique et le plus aimable.

L'équipe républicaine espère que le discours de jeudi soir permettra de changer la perception du public envers Mitt Romney.

La plupart des Américains commencent à peine à s'intéresser à la course présidentielle, après de longues primaires républicaines et un début de campagne inhabituellement négatif entre les deux candidats.

La convention républicaine de cette semaine a donné au parti l'occasion de se montrer sous son meilleur jour et de galvaniser sa base conservatrice, qui se méfie des positions modérées de Mitt Romney sur des dossiers sociaux comme l'avortement à l'époque où il était gouverneur.


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