Sur son blogue personnel, Marjolaine Michaud-Grimard, une employée du cabinet du premier ministre Jean Charest, a lancé hier un véritable cri du cœur pour la réélection de son patron. Selon elle, les Québécois le jugent trop sévèrement, en plus de mal connaître la personnalité du chef du Parti libéral du Québec.

«Après plusieurs années de fatigue accumulée à entendre des gens se méprendre sur Jean Charest, après 28 jours de campagne électorale remplie de cynisme et de paroles creuses, je souhaite simplement, bien humblement et candidement présenter ici ma vision d’un politicien que j’ai appris à connaître et à aimer, et qui m’inspire profondément dans mon travail quotidien», écrit-elle.

Elle poursuit en parlant du chef libéral comme étant le meilleur politicien de la colline Parlementaire soit : «[...] humain, toujours le cœur à la blague, au courant et à l’affût de tout, accessible à tous, peut-on lire. En lui faisant la bise et en lui serrant la main à la fin de son discours (lors d’une soirée militante), je me disais : 'Si seulement le Québec tout entier avait pu l’entendre. Les Québécois auraient compris.'»

Marjolaine Michaud-Grimard occupe le poste de responsable de la correspondance, coordination et gestion du courrier postal et électronique au cabinet de Jean Charest, selon la liste du cabinet du personnel politique des cabinets ministériels.

Elle était en première ligne pour prendre la mesure de la répulsion suscitée par son patron, notamment lors de la crise étudiant au printemps dernier. «On ne peut peut-être pas tous aimer Jean Charest, mais on lui doit assurément chacun une chose : le respect, ce sentiment qui se fait malheureusement de plus en plus rare en ce XXIe siècle. Car si Jean Charest se lève tous les matins, c’est pour le Québec et pour chaque Québécoise et Québécois», conclut-elle.

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