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L'amiante oui, pour le candidat péquiste de Lotbinière-Frontenac

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La mine Jeffrey. (PC)
La mine Jeffrey. (PC)

La position du Parti québécois (PQ) de stopper l'exploitation de l'amiante ne semble pas convenir à tous les membres de la formation politique. La preuve, le candidat péquiste dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac, Kaven Mathieu, a mentionné avoir un malaise envers la proposition de son parti, en plus de s'être déjà ouvertement prononcé publiquement en faveur de l'exploitation de l'amiante chrysolite.

Aujourd'hui, après que la chef du PQ, Pauline Marois, ait annoncé qu'elle «veut bannir l'amiante», Gabriel St-Hilaire, militant pour Keven Mathieu, a avoué durant une conversation téléphonique que la position péquiste allait à l'encontre de celle du candidat de Lotbinière-Frontenac.

«Il a (le candidat) toujours été pour l'amiante, a échappé monsieur St-Hilaire. Mais la sortie de Mme Marois, contre l'amiante, va être difficile à défendre», a-t-il poursuivi.

En faveur de l'amiante

Invité à débattre lors d'un déjeuner causerie organisé par la Chambre de commerces et d'industrie de Thetford Mines, le 23 août dernier, le candidat péquiste a fait savoir qu'il était pour l'exploitation de l'amiante.

Il aurait de plus mentionné que son opinion serait difficile à faire accepter dans son parti. Cette position a surpris le candidat du Parti libéral du Québec et ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Laurent Lessard, également participant au débat.

«Contrairement à mon opposant, nous sommes réellement pour l'exploitation de l'amiante parce que nous sommes pour les travailleurs», a expliqué Laurent Lessard, lors d'un entretien téléphonique, quelques heures après le débat.

Ingénieur minier à la retraite, Pierre Laroche était également dans la salle lors du débat entre les différents candidats. Il a d'ailleurs confirmé que le candidat péquiste a démontré qu'il était en faveur de l'exploitation de l'amiante chrysolite. «Il était évident que la position du Parti québécois rend mal à l'aise M. Mathieu et qu'il n'approuvait pas», décrit l'ingénieur qui compte 39 ans d'expérience dans le domaine de l'amiante, notamment.

Selon ce dernier, M. Mathieu aurait fait savoir aux gens d'affaires de sa région qu'il serait à leurs côtés advenant un plan d'affaires à défendre pour l'exploitation de l'amiante.

Une bonne industrie

Avant de devenir maire de d'East Brougton, Kaven Mathieu avait tenté sa chance à l'investiture du Bloc québécois, en 2009, en vain.

À l'époque, le candidat péquiste avait d'ailleurs fait une sortie fracassante contre le chef du Parti libéral du Canada de l'époque, Michael Ignatieff, qui voulait arrêter d'exporter de l'amiante chrysolite étant donné les impacts dangereux du produit.

Dans un communiqué et un article de presse publiés dans le journal local de Chaudière-Appalaches, le péquiste avait été virulent, plaidant pour l'amiante. «Il ne connaît (M. Ignatieff) manifestement pas l'industrie de l'amiante chrysolite, une industrie qui a beaucoup évolué depuis ses débuts et qui, aujourd'hui, doit respecter des normes plus strictes quant à son utilisation, réduisant ainsi tout risque pour la santé de ceux qui y travaillent et qui l'utilisent», avait-il déclaré.

«En s'attaquant à notre industrie, Ignatieff s'est également attaqué à l'appartenance et à la fierté d'une région. On ne peut donc pas faire confiance en un parti qui travaille à éliminer ce qui fait vivre des centaines de personnes», avait-il dit.

Invité à s'expliquer sur la question de l'amiante, le candidat péquiste dans Lotbinière-Frontenac n'a pas retourné les appels du Huffington Post Québec.

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