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Syrie : intenses combats à Damas et à Alep

28/08/2012 10:05 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Les combats entre les insurgés et l'armée syrienne se poursuivent dans la capitale Damas et à Alep, la deuxième ville du pays.

Selon des insurgés, un raid mené par un avion de chasse a fait 60 morts dans les quartiers de Zemalka et de Sakba dans l'est de Damas.

Toujours selon la même source, le raid a eu lieu près de plusieurs points de contrôle de l'armée régulière attaqués par les rebelles.

Un insurgé de Zemalka, portant le pseudonyme d'Oussama Al-Dimachki, a affirmé que c'est la première fois qu'un avion de chasse est utilisé pour mener une attaque sur Damas.

Selon les militants, d'autres quartiers de la capitale ont été visés par les attaques de l'armée syrienne.

À Alep plusieurs quartiers sont le théâtre de violents combats entre les insurgés et l'armée.

Selon le journal Al-Watan, proche du régime, l'armée a pourchassé et tué des « dizaines de mercenaires terroristes » et saisi des quantités d'armes. Et l'agence officielle Sana a affirmé que plusieurs quartiers « ont été nettoyés des terroristes avec l'aide des habitants ».

Attentat près de Damas

Un attentat à la voiture piégée fait 12 morts et 48 blessés à Jamarna, dans la banlieue sud-est de Damas.

L'attaque est survenue lors des funérailles de deux personnes tuées lundi lors d'un bombardement.

La télévision d'État a dénoncé une attaque « terroriste ».

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, un organisme lié à l'opposition et basé à Londres, la majorité des habitants de Jamarna, majoritairement chrétiens et Druzes, sont partisans du régime de Bachar Al-Assad.

Damas accuse Washington d'alimenter la rébellion

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moualim, a accordé une entrevue à Robert Fisk, du journal britannique The Independent, dans laquelle il accuse les Américains et les monarchies du Golfe d'être derrière la rébellion en Syrie.

Selon le ministre, 60 % des violences ont pour origine le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie, qui sont sous l'influence des États-Unis.

« Nous croyons que les États-Unis sont le joueur principal contre la Syrie, les autres (pays) sont ses instruments », a déclaré Al-Moualim.

Le ministre a révélé au journaliste qu'au début de la crise (les manifestations en Syrie ont commencé en mars 2011), un émissaire occidental a indiqué au pouvoir syrien que le problème de la Syrie réside dans ses relations avec l'Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Selon Al-Moualim, l'émissaire occidental a suggéré que si les autorités syriennes réglaient cette question, les Américains les aideraient à résoudre la crise.

Le ministre syrien a toutefois indiqué que la crise a commencé avec « des revendications légitimes » de la population, mais des « éléments étrangers » ont détourné la démarche « pacifique du peuple ».

L'Égypte appelle au départ d'Assad

Le président égyptien Mohamed Morsi a appelé les alliés du régime syrien à lâcher le président Bachar Al-Assad.

« Il est désormais temps d'arrêter le bain de sang et pour le peuple syrien de reprendre ses pleins droits et pour ce régime qui assassine son peuple de disparaître de la scène », a déclaré Morsi.

Il s'est exprimé sur la crise syrienne avant de se rendre en Chine et en Iran, deux pays qui s'opposent à l'occident et aux monarchies du Golfe sur la démarche pour mettre fin à la crise.

Les Occidentaux et leurs alliés arabes exigent le départ de Bachar Al-Assad, alors que Moscou, Pékin et Téhéran prônent le dialogue entre le régime et l'opposition.

« Il n'y a pas de place pour un dialogue concernant une réforme, la discussion doit porter sur le changement », a souligné le président Morsi.

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