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Les pêcheurs cherchent à stabiliser le prix du homard

28/08/2012 05:39 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

L'Association des pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard commande une étude à des consultants dans l'espoir d'obtenir des solutions à certains problèmes, dont celui du prix du homard.

Depuis quelques années déjà, les prix du homard sont plutôt bas pour les pêcheurs. Il se situe en ce moment autour de 2,25 $ ou 2,50 $ la livre, ce qui est insuffisant pour couvrir leurs dépenses.

Les pêcheurs insulaires remarquent également que les prix sont un peu meilleurs de l'autre côté du détroit de Northumberland, au Nouveau-Brunswick, alors que les deux groupes partagent la même zone de pêche.

Dans ces conditions, l'Association a chargé la firme McInnis Cooper de formuler un plan stratégique pour les cinq prochaines années.

La structure même de l'industrie est à l'étude, particulièrement les mécanismes de fixation des prix. L'étude ne touche pas que la pêche d'automne, qui a lieu en ce moment. L'Association estime que les défis sont les mêmes pour les pêcheurs du printemps.

Le directeur de l'Association, Ian MacPherson, rappelle que les pêcheurs en général estiment ne pas obtenir des prix justes pour leurs prises. Ils veulent discuter de moyens de négocier des prix avec les transformateurs avant même le début de la saison.

Les pêcheurs prennent habituelle la mer en début de saison sans savoir combien ils obtiendront pour leurs prises.

La firme McInnis Cooper étudiera aussi les efforts de rationalisation dans l'industrie, les programmes de prêts à faible taux d'intérêt, les programmes de promotion et le développement de nouveaux marchés, etc.

Les pêcheurs veulent se sentir proactifs

L'Association va commencer avec un sondage de ses membres. Il y aura ensuite quatre tables rondes dans les différentes régions de la province.

Les pêcheurs pourront dresser un bilan de l'industrie, de ses problèmes et de la direction qu'elle semble prendre. Ils vont ensuite proposer des solutions possibles.

Les pêcheurs ne se font pas d'illusion, ajoute Ian MacPherson. Ils ne peuvent pas tout influencer, certainement pas la température de l'eau ni les conditions météorologiques, qui peuvent exercer un effet sur le prix du produit.

Les pêcheurs veulent surtout éviter de répéter le scénario de cette année, c'est-à-dire des prix comme on n'en a jamais vu à l'Île-du-Prince-Édouard.

McInnis Cooper doit-elle remettre son rapport. L'Étude doit coûter 20 000 $. Elle est financée par la Atlantic Shrimp Corporation et le gouvernement provincial.

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