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Legault replongerait le Québec en campagne si un gouvernement minoritaire négligait les priorités de la CAQ

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FRANCOIS LEGAULT
Agence QMI

SAINT-CONSTANT, Qc - François Legault replongera le Québec en campagne électorale vraisemblablement au printemps 2013 si un gouvernement minoritaire élu le 4 septembre ne s'attaque pas à l'une ou l'autre des priorités urgentes dictées par la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le chef caquiste s'est dit «intraitable», mardi après-midi, dans ses exigences envers le prochain gouvernement, s'il ne le forme pas lui-même. Dans l'opposition face à un gouvernement minoritaire, la CAQ entend jouer dur.

En conférence de presse à Saint Constant, en Montérégie, M. Legault a dressé la liste de ses cinq urgences non-négociables: lutte à la corruption, un médecin de famille par Québécois d'ici un an, le ménage dans la bureaucratie — particulièrement dans Hydro-Québec —, revoir le Plan Nord, et priorité à l'éducation.

«S'ils veulent travailler sur ces cinq dossiers-là, sur un de ces cinq dossiers, on va collaborer, s'ils ne veulent pas travailler et juste défendre le statu quo, on aura des opportunités (sic), comme probablement au printemps 2013, au (dépôt du) premier budget», a-t-il répondu.

Il invoque l'urgence d'agir pour se justifier devant deux vieux partis «qui défendent le statu quo».

«Donc ne comptez pas sur moi pour vivre dans un gouvernement minoritaire pendant deux, trois, quatre ans en défendant le statu quo. Si les deux vieux partis acceptent notre ménage (...), on va se comprendre. Mais si les deux vieux partis continuent de défendre le statu quo, je ne serai pas patient.»

Le chef libéral Jean Charest n'a pas tardé à réagir. Il a pratiquement accusé son adversaire caquiste d'agir en égocentrique avec ses menaces.

«C'est de valeur que François Legault ne pense qu'à François Legault» en voulant renverser le gouvernement minoritaire choisi par les Québécois, a dit M. Charest.

Selon lui, cela ne fait que démontrer que le chef caquiste, un ex-ministre péquiste, est un souverainiste qui ne va pas nier ses racines souverainistes.

«Il est en train de nous dire qu'il veut travailler avec Mme Marois (si elle obtient un gouvernement minoritaire). Voter pour la CAQ, c'est voter pour le PQ, merci M. Legault», a déclaré le chef libéral, lors d'un point de presse à Sainte-Marie de Beauce.

M. Legault faisait campagne dans la nouvelle circonscription de Sanguinet, où se présente l'ancien député de Laprairie, le caquiste François Rebello, un transfuge péquiste, qui veut se faire réélire sous sa nouvelle bannière.

Peu après son passage au sein à la CAQ, M. Rebello avait placé sa nouvelle formation dans une fâcheuse position en réprimant difficilement ses convictions souverainistes. Mais cette fois, questionné avec insistance par les journalistes sur son choix dans l'éventualité d'un référendum, M. Rebello a été pratiquement muselé par son chef.

M. Legault a dit qu'il répondrait pour tous ses candidats. «La Coalition est dans le camp de ceux qui ne veulent pas de référendum.»

«Je pense que le chef a bien répondu», a ajouté M. Rebello.

«Je suis d'accord avec mon chef, sur le fait que ce n'est vraiment pas le temps de tenir un référendum», avait-il dit plus tôt.

Le chef de la CAQ a rappelé les propositions de son parti en éducation: une heure de plus par jour à l'école au secondaire; hausse des salaires des professeurs en échange de l'évaluation de leur travail; création d'un ordre professionnel des enseignants; abolition des commissions scolaires; investissement supplémentaire de 1 milliard $ en éducation d'ici cinq ans.

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