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Confiance modérée

28/08/2012 10:07 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

L'Impact est galvanisé par une impressionnante séquence de cinq victoires de suite, mais il ne pavoise pas pour autant.

Si le onze montréalais demeure modeste malgré ses succès, le bruit court dans la MLS et ses rivaux fourbissent leurs armes. Avec un seul point de retard sur le 5e et dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires, l'Impact est plus que jamais dans la course.

Mais les joueurs, eux, gardent la tête froide et se concentrent sur leurs objectifs à court terme : le prochain match.

« On sait que ça va bien donc tout le monde parle de l'équipe dernièrement. On se préoccupe vraiment de ce qu'il y a à faire cette semaine à l'entraînement. On sait qu'il y a deux semaines d'arrêt après (le match contre Columbus le 1er septembre). On est vraiment serein », résume la vedette de l'heure chez l'Impact de Montréal, Patrice Bernier.

Meilleur buteur de l'équipe avec neuf réalisations, le Québécois connaît la meilleure saison de sa carrière, en termes de chiffres à tout le moins. Pour lui comme pour son club, Bernier estime que le tournant de la saison est survenu à l'occasion d'un déménagement à la mi-juin.

« Depuis qu'on est au Stade Saputo, on dirait que les choses ont changé pour l'équipe. La formation a changé un peu. Tout le monde débloque, la cohésion vient. »

Plus cartésien, l'entraîneur-chef de l'Impact, Jesse Marsch, identifie un match en particulier où l'attitude de ses ouailles a changé. « Une partie de ce tournant venait du match au Colorado où Collen (Warner), Patrice (Bernier) et Felipe ont été réunis. Et c'est aussi à l'époque où on a annoncé la venue de Marco (Di Vaio). Tu pouvais sentir toute l'énergie positive qui émanait. »

Grâce à Perkins?

Il y a trois semaines, l'arrivée du gardien Troy Perkins a semblé donner un nouveau souffle aux Montréalais. Mais le principal intéressé infirme l'hypothèse. « Au cours des deux semaines qui ont précédé mon arrivée, tu pouvais sentir un changement de mentalité. Le désir et l'identité (de l'équipe) s'intensifiaient. » L'Impact est tout de même invaincu depuis le début de l'ère Perkins.

Même si son équipe déjoue les prédictions jusqu'à maintenant, Jesse Marsch a un mot bien sobre pour qualifier son état d'esprit.

« Modéré! Parce que je suis satisfait à plusieurs points de vue, mais complètement insatisfait à d'autres points de vue. On pourrait bien se comparer à ce qu'ont fait les autres équipes d'expansion, mais pour moi, le seul élément de comparaison est nous-mêmes. »

La quête des Montréalais se poursuit samedi contre le Crew de Columbus.

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