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Achat d'Astral par Bell : Ottawa s'en remet au CRTC

28/08/2012 11:49 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Le ministre fédéral de l'Industrie, Christian Paradis, refuse de prendre position sur l'offre d'achat d'Astral Media par Bell, une transaction vigoureusement contestée par les concurrents de Bell et des associations de consommateurs.

Interrogé sur ce dossier lors d'un bref point de presse à Toronto mardi, M. Paradis s'en est remis au jugement du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et au Bureau de la concurrence qui « feront ce qu'ils ont à faire selon la loi ».

Rappelons que le 7 août, Québecor, Cogeco et Eastlink ont lancé une campagne pour empêcher que Bell mette la main sur Astral, exhortant les consommateurs à faire pression sur Ottawa afin que la transaction soit bloquée. Mardi, quatre associations de consommateurs ont annoncé avoir formé la coalition Stop The Takeover, invitant les Canadiens à signer une pétition contre l'acquisition qui sera envoyée au CRTC et au Bureau de la concurrence.

Lors du même point de presse, le ministre Paradis n'a pas non plus voulu dévoiler l'intention du gouvernement fédéral quant à la prise de contrôle de la pétrolière albertaine Nexen par la société CNOOC, dirigée par l'État chinois.

« Je ne peux pas aller dans les détails », a déclaré M. Paradis, notant que la loi l'interdit de le faire. « Mon ministère a été informé par CNOOC qu'il y aura une proposition présentée bientôt », s'est-il contenté de dire.

Le ministre était à Toronto pour prononcer un discours devant l'Economic Club du Canada qui a porté en grande partie sur la relation entre le gouvernement et l'industrie et qui a mis l'accent sur le rôle de la technologie dans l'avenir de l'économie du Canada. « Je veux lancer une stratégie canadienne d'économie numérique d'ici la fin de l'année », a-t-il dit.

Au lendemain d'une déclaration du ministre des Finances Jim Flaherty selon laquelle il revient au secteur privé de stimuler l'économie, Christian Paradis a lui aussi souligné le rôle de l'entreprise privée pour aider le Canada à traverser les perturbations qui ont durement secoué les économies d'une grande partie du monde. « La croissance et la création d'emplois dans l'économie moderne d'aujourd'hui commencent avec les entreprises, et non avec le gouvernement », a-t-il dit.

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