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Alberta : la mine de Jackpine de Shell inquiète des scientifiques fédéraux

26/08/2012 05:53 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

Des scientifiques fédéraux ont toujours des inquiétudes à propos de l'agrandissement du projet d'exploitation des sables bitumineux Jackpine de la société pétrolière Shell, alors que le projet doit passer à l'étape des audiences publiques, indiquent des documents.

Cinq ans après le premier dépôt du projet de Shell Canada visant à produire 100 000 barils de pétrole par jour, celui-ci sera finalement soumis à une audience environnementale fédérale-provinciale le 29 octobre.

Dans leur soumission finale à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, sept ministères fédéraux disent avoir encore des questions à propos des plans de Shell.

Celles-ci concernent entre autres la manière dont la croissance de l'industrie a dépassé l'évaluation des effets cumulatifs du projet, la façon dont la modification du courant de la rivière Athabasca affectera le niveau de contaminants et jusqu'à quel point Shell est en mesure de contrôler les effluents des lacs artificiels qui seront utilisés pour stocker des résidus.

Dans une réponse à une lettre d'Environnement Canada, Shell se dit prête à répondre à « toute question identifiée par les intervenants au cours de l'audience ».

Le responsable des affaires réglementaires chez Shell, Donald Crowe, indique également que l'entreprise a déjà déposé 18 000 pages de preuves.

L'expansion de la mine, à environ 70 kilomètres au nord de Fort McMurray, sur la rive est de la rivière Athabasca, porterait la production totale de Shell dans ses installations de Jackpine à environ 300 000 barils par jour. Le plan consiste à creuser dans de nouvelles zones et de construire des installations de traitement, les relier aux services publics et bâtir les infrastructures nécessaires.

L'industrie des sables bitumineux s'est fortement développée dans le nord de l'Alberta depuis que l'expansion a été proposée il y a cinq ans, et comprend désormais 11 nouveaux projets publiquement annoncés ou ayant été présentés aux organismes de réglementation.

Le tout représente un poids industriel croissant qui inquiète de plus en plus les scientifiques chez Environnement Canada et Pêches et Océans Canada.

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