Julian Assange: des documents de la police londonienne planifient son arrestation à tout prix

Publication: Mis à jour:
ASSANGE
Julian Assange apparaissant au balcon de l'ambassade d'Équateur à Londres le 19 août 2012 | AFP

AFFAIRE ASSANGE - Un photographe britannique de l'agence Press Association a eu la bonne idée de prendre des clichés des policiers basés actuellement devant l'ambassade d'Equateur à Londres. Ces derniers, qui veillent depuis la rue sur Julien Assange, réfugié dans le bâtiment officiel sud-américain depuis plus d'une semaine, ont ainsi pour ordre de l'arrêter "à n'importe quel prix".

C'est ce qui ressort, entre autres, de zooms photographiques effectués sur une note tenue à la main par des policiers londoniens devant l'ambassade, révélés par nos confrères anglais du HuffPost UK.

docc

dogi

Dans ce document, il est notamment écrit que Julian Assange pourrait être arrêté au-delà des cadres légaux en vigueur en matière de diplomatie. Notamment, s'il venait à sortir de l'ambassade, dans une "voiture diplomatique", ce qui est en pratique interdit.

Quand Assange parle à... Mélenchon

Par ailleurs, le fondateur de WikiLeaks est intervenu par téléphone lors d'un meeting de Jean-Luc Mélenchon lors des journées d'été du Parti de gauche. "La France a été un pays important pour Wikileaks", a notamment déclaré Julian Assange au cours d'une intervention en anglais. "Une partie de la presse française a été à nos côtés", a-t-il ajouté.

Mélenchon a par la suite demandé "que le gouvernement de gauche en France appuie le gouvernement de gauche en Equateur et que Julian Assange puisse aller en asile politique en Equateur". "Nous disons au gouvernement anglais: vous avez libéré Pinochet, vous l'avez laissé partir, vous pouvez bien laisser partir Julian Assange!", s'est-il aussi exclamé.

LIRE AUSSI :

» Les États-Unis démentent toute "chasse aux sorcières" contre WikiLeaks
» Assange parle depuis le balcon de l'ambassade d'Équateur à Londres
» L'Équateur lance un avertissement à Londres
» L'Équateur accorde l'asile à Assange