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Athènes vante ses efforts budgétaires à Berlin

24/08/2012 08:29 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Le premier ministre de la Grèce, Antonis Samaras, s'est dit convaincu vendredi que le rapport des créanciers de son pays, qui sera publié le mois prochain, allait reconnaître le travail accompli par le nouveau gouvernement à Athènes depuis juin.

« Je suis persuadé que le rapport de la troïka signalera que le gouvernement (grec) aura très vite des résultats », a-t-il déclaré en lors d'un point de presse commun avec la chancelière allemande, Angela Merkel, à Berlin. « Nous ne demandons pas plus d'argent, mais du temps pour respirer », a-t-il répété.

Pour l'instant, l'accord passé en février avec ses prêteurs, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, prévoit que la Grèce se conformera à la « règle d'or » budgétaire de l'Europe et réduira son déficit public à 2,1 % de son PIB en 2014 comparativement à 7,3 % cette année et 4,6 % en 2013. Athènes espère toutefois avoir deux ans de plus, soit jusqu'en 2016 pour redresser ses finances.

La position officielle de l'Allemagne est qu'il faut attendre le rapport de la troïka, qui réunit l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, avant de se pencher sur un éventuel sursis à Athènes. « La Grèce peut compter sur l'Allemagne pour ne pas rendre un jugement prématuré, mais [au contraire] attendre d'avoir des éléments concrets, en l'occurrence le rapport de la troïka », a souligné Mme Merkel.

Le rapport de la troïka, qui sera dévoilé à la mi-septembre, doit servir à déterminer si les créanciers de la Grèce lui débloqueront une autre tranche d'aide prévue pour octobre. Ils devraient aussi préciser s'ils accordent plus de temps au pays pour réaliser ses réformes.

Par ailleurs, le premier ministre grec rencontre samedi à Paris le président français, François Hollande, pour tenter de le convaincre à son tour d'accorder à la Grèce un sursis de deux ans.

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