La passion du skateboard remonte à il y a longtemps pour Pierre-Luc Gagnon

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PIERRE LUC GAGNON
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MONTRÉAL - Le champion de skateboard Pierre-Luc Gagnon raconte que c'est toute la liberté que permet sa discipline qui l'a attiré au départ.

«Ce qui m'a plu dès le début c'est qu'il n'y a aucune figure prérequise... c'est un sport individuel, tu peux y aller à ton propre rythme, a dit Gagnon, de passage au Québec à l'approche du Empire Backyard Party. Il faut essayer d'être originial et unique dans nos trucs. Le fait qu'il n'y ait pas d'entraîneur qui te dise quoi faire ou quoi apprendre, ça, ça m'a vraiment attiré.

«Ça aide les jeunes à utiliser leur imagination pour essayer des nouvelles choses. Je suis tombé en amour avec le 'skate' dès que j'ai commencé et je n'ai jamais arrêté. J'ai commencé à aller au 'skatepark' à chaque jour après l'école dès l'âge de huit ou neuf ans, et maintenant j'en fais trois heures par jour, six jours par semaine.»

Le natif de Boucherville a triomphé aux X Games au Staples Center, le 30 juin, et plus récemment samedi dernier au Maryland, dans le cadre du Dew Tour. Il totalise huit médailles d'or aux X Games, parmi 18 podiums en carrière à ces jeux.

La compétition du Maryland demandait 12 trucs différents en 30 secondes.

«Après la compétition du week-end dernier à Ocean City, je suis venu directement à Montréal pour le Backyard Party, qui aura lieu samedi au Centre Pierre-Charbonneau.

«Il va y avoir 30 professionnels d'un peu partout dans le monde pour une compétition de mini-rampe, qui est d'environ six ou sept pieds de haut, combinée à un bol. C'est une rampe vraiment unique, mais ce n'est pas ma spécialité.

«Ma spécialité est la rampe verticale, de 14 pieds. C'est assez différent... comme comparer le marathon au 100 m. Moi c'est plus en altitude, tandis qu'eux, ils font plus de 'grind' avec les tuyaux de la rampe, et aussi des trucs techniques.

«Ça va être très agréable à regarder. Il n'y a pas beaucoup de compétitions comme ça au monde, et c'est la seule au Canada. J'y serai pour une séance d'autographes et pour rencontrer les jeunes, mais je ne serai pas en compétition.»

Gagnon aimerait que son sport ait une plus grande place dans l'espace médiatique de la province.

«Aux États-Unis, il y a beaucoup de visibilité. Mais au Québec, vraiment pas, a dit celui qui est établi à Carlsbad, près de San Diego. Je trouve que les médias sportifs québécois sont vieux jeu. On parle trop du hockey à mon goût, on en parle même en juillet. Je sais que le hockey est vraiment populaire au Québec, mais je trouve que les médias ne parlent pas vraiment des nouveaux sports qui rejoignent la jeunesse.»

L'athlète de 32 ans vit en Californie depuis 12 ans, car c'est là qu'il peut vivre de sa passion.

«J'essaie de venir à Montréal le plus souvent possible, mais c'est difficile parce qu'il n'y pas de compétitions de ma discipline, a dit Gagnon. J'essaie quand même d'aider la scène du 'skate' ici, et je tente d'avoir un commanditaire québécois. Actuellement, tout l'argent que je fais avec le 'skate' vient des États-Unis.

«La côte Ouest est le centre de l'industrie et la majorité de mes rivaux habitent là-bas, a t-il poursuivi. Ça m'aide beaucoup à rester motivé et à apprendre encore plus. Si je les vois faire quelque chose de nouveau, ça me pousse à apprendre du nouveau moi aussi. San Diego, San Francisco et Los Angeles sont les villes les plus dynamiques pour ce qu'on fait à cause des installations et de la météo favorable.»

La carrière d'un planchiste de haut niveau va bien au-delà des habiletés sportives.

«Le plus difficile est de savoir gérer sa carrière et comment se vendre, raconte le Québécois. C'est plus qu'être bon sur ta planche. Si tu es vraiment excellent mais que tu n'as pas une belle personnalité, c'est très difficile d'attirer des commanditaires. Ils cherchent quelqu'un qui va bien représenter leur compagnie. Il faut une combinaison de personnalité et de talent sur la planche.»

Gagnon dit toutefois aimer cet autre volet de son parcours.

«Ce n'est pas évident quand on réalise qu'il faut plus qu'être 'bon en skate', mais j'aime ce côté-là. Il y a toujours des nouveaux défis et c'est très plaisant. J'aime quand il y a de nouvelles choses à apprendre et à maîtriser.»

Dans son sport, il est aussi important d'amener sa touche personnelle aux figures.

«C'est comme comparer un bon groupe à un 'cover band', a dit Gagnon. Il y a des gars qui ne font que des choses qui ont déjà été faites... il faut plutôt essayer de faire avancer le 'skate'... c'est vraiment ça qui va te permettre de te démarquer.

«Pour apprendre, c'est sûr que moi j'ai regardé des vidéos de skateboard, mais arrivé à un certain point, tu veux devenir toi aussi quelqu'un de qui les autres vont s'inspirer.»

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