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Vers une fonte record des glaces en Arctique

21/08/2012 06:11 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Les glaces marines de l'océan Arctique pourraient fondre à leur plus bas niveau jamais enregistré au cours de la semaine prochaine, estime un scientifique du Centre national américain de données sur la neige et la glace (NSIDC).

« Il y a des risques que le précédent record soit dépassé, avant que la fonte des glaces [annuelle] soit achevée », a déclaré Ted Scambos, du NSIDC. « Je doute qu'il y ait déjà eu une année où la fonte ait été aussi rapide en août », a-t-il ajouté.

A l'issue de cet été, la couche glaciaire arctique devrait passer sous la barre des quatre millions de kilomètres carrés, selon le chercheur américain. Cette marque dépasserait ainsi le précédent record, datant de 2007, alors que la couche glacière en Arctique avait fondu à 4,28 millions de kilomètres carrés. Il s'agissait déjà alors d'une superficie inférieure de 23 % au précédent record datant de 2005 et de 39 % inférieure à la moyenne des années 1979 à 2000.

Si un record de fonte des glaces était enregistré avant la fin du mois d'août, il surviendrait anormalement tôt dans l'année. En 2011, le plus bas niveau de glace avait été atteint le 9 septembre.

En temps normal, la fonte de l'Arctique ralentit en août, alors que l'hémisphère nord se dirige vers l'automne. Mais cette année, elle semble s'être accélérée.

Selon les données du NSIDC, globalement, le recul de la banquise arctique s'est passé plus vite que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) l'avait prévu, il y a cinq ans.

Un indice des changements climatiques?

L'étendue de la couche glaciaire en Arctique est importante puisque la région est qualifiée par plusieurs scientifiques de grand climatiseur mondial. Cette année, la fonte de la glace en Arctique a laissé croire à une possible ouverture du passage du Nord-Ouest, situé au nord du Canada et de l'Alaska.

Alors qu'une partie de l'Arctique fondait, 2012 a aussi été marquée par des records de chaleur et des épisodes de sécheresses dans la zone tempérée de l'hémisphère nord, plus spécialement dans la partie continentale des États-Unis.

Pour le chercheur Ted Scambos, cette diminution de la couche de glace en Arctique et d'autres phénomènes comme la fonte de la calotte glaciaire au Groenland constituent des signes clairs d'un réchauffement climatique causé par l'activité humaine.

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