POLITIQUE

Débat des chefs: Jean Charest vante la performance de Françoise David dimanche soir

19/08/2012 11:20 EDT | Actualisé 19/10/2012 05:12 EDT
CP

Les Québécois doivent une fière chandelle à Françoise David, qui a forcé Pauline Marois à clarifier ses positions sur la tenue d'un référendum dans le cadre du débat des chefs, estime Jean Charest.

À l'issue de la joute oratoire, dimanche soir, le chef libéral a salué à quelques reprises la prestation de la présidente du parti Québec solidaire (QS), soutenant que la clarté de ses interventions sur la souveraineté avait contraint la chef péquiste à affirmer que si elle le pouvait, elle ferait la souveraineté "demain matin".

"Elle a donné une performance qui rend service, dans la mesure où les Québécois savent plus clairement, grâce à ses interventions, ce que madame Marois prépare", a-t-il affirmé.

Françoise David s'est elle-même dite "pas mal contente" de sa soirée, déplorant au passage le fait qu'il n'ait pas été assez question d'éducation, un terrain sur lequel les autres partis avaient peut-être peur de s'aventurer, a-t-elle suggéré.

De son côté, Pauline Marois a balayé du revers de la main la tentative de Jean Charest d'attaquer son intégrité en évoquant le rapport Moisan, paru il y a quelques années, lequel avait mis en cause le financement du Parti québécois.

"Il a essayé (de semer un doute dans l'esprit des électeurs), mais il a dit des choses qui n'étaient pas justes, et c'est pour ça que j'ai dit que c'était faux", a-t-elle déclaré quelques minutes après avoir quitté le plateau.

François Legault, qui en était aussi à son premier débat des chefs, a admis qu'il était nerveux et que certaines interventions lui avaient semblé "rudes".

Il s'est dit déçu du fait que Jean Charest ait tenté de le dépeindre comme un chef "pas fiable".

Mais pendant le débat, son ancienne compagne d'armes, Pauline Marois, ne l'a pas ménagé non plus. À de nombreuses reprises au courant de la soirée, le ton a monté entre les deux anciens collègues.

François Legault a plaidé que la chef péquiste s'était "défilée" en refusant de préciser son plan d'attaque en ce qui concerne la tenue d'un éventuel référendum sur la souveraineté.

"Je pense qu'elle doit la vérité à la population. Vous l'avez vu comme moi, elle n'a pas été capable de répondre à ma question: 'Est-ce que c'est vous ou les militants qui vont décider de la date du référendum?"', a dit M. Legault.

Pendant le débat, Mme Marois a tenté d'amener son adversaire du Parti libéral à dénoncer le comportement de son ancien ministre de la Famille, Tony Tomassi, sur qui pèsent des accusations criminelles, mais sans succès.

Elle n'a pas réussi non plus à obtenir une condamnation des propos du maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui a tenu des commentaires jugés xénophobes à l'endroit de la candidate péquiste dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib.

Lors du point de presse tenu à l'issue du débat, le chef libéral a fait valoir qu'il a exclu M. Tomassi "dès l'instant où (il) a appris qu'il y avait un problème de compte de dépenses" et réitéré qu'il n'était "pas d'accord avec ce que M. Tremblay a dit".

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