D'abord sur la défensive sur la question de la corruption, le chef libéral Jean Charest est passé à l'offensive envers la chef péquiste Pauline Marois, dimanche soir, à l'occasion du premier débat télévisé des chefs de la campagne électorale.

Attaqué par ses adversaires sur l'intégrité de son gouvernement, M. Charest a commencé par dire qu'il n'avait jamais fermé les yeux sur la corruption, faisant valoir qu'il fallait des preuves sur lesquelles s'appuyer avant de déclencher une enquête comme la commission Charbonneau.

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Il est passé à l'attaque contre le Parti québécois, en rappelant les conclusions du rapport Moisan, paru il y a quelques années, et qui avait mis en cause le financement du parti.

«C'est faux ce que vous affirmez!», s'est exclamée aussitôt la chef péquiste, en disant qu'il était urgent de se débarrasser du gouvernement qui a fait l'objet de nombreuses allégations de manquements à l'éthique au cours des dernières années, notamment dans l'attribution de places en garderie et du financement du PLQ.

«On fait notre financement de manière intègre», a répliqué M. Charest sans broncher, se disant prêt à afficher le rapport Moisan sur le site web de son parti.

Plus tôt, le chef libéral et le chef de la Coalition avenir Québec François Legault avaient croisé le fer, lors du premier échange portant sur l'économie, en cherchant à déterminer si, oui ou non, les Québécois étaient plus riches aujourd'hui qu'en 2003, lors de l'élection des libéraux.

François Legault, qui en était à son premier débat à vie, a accusé avec aplomb M. Charest de ne pas avoir livré la marchandise, si bien que le Québec affichait maintenant l'une des pires performances des provinces canadiennes, étant passé de la 4e à la 9e place pour le revenu disponible, sous le règne des libéraux.

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  • Le plateau de tournage

    (Crédit photo: Radio-Canada)

  • Photo de groupe

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  • Photo de groupe

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  • Les chefs se serrent la main

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  • Les chefs se serrent la main

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  • Les quatre chefs et les deux animatrices

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  • Des rires (nerveux?)

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  • De la nervosité avant le débat

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«Pendant qu'on marche, les autres courent», a-t-il dit pour résumer sa pensée.

Jean Charest a répliqué en soutenant que le revenu disponible des Québécois était plus élevé aujourd'hui qu'en 2003, et ce, malgré une crise économique. Il a indiqué que l'un des plus grands dangers qui guettaient le Québec était la crise économique mondiale.

Le débat de dimanche de deux heures, animé par Anne-Marie Dussault et Emmanuelle Latraverse, était diffusé par un consortium formé de Radio-Canada, Télé-Québec et RDI. Les trois suivants, sur les ondes du réseau TVA lundi, mardi et mercredi, donneront lieu à des face-à-face d'une heure entre deux des chefs, chaque soir.

Les chefs devaient débattre autour de quatre thèmes: l'économie, les politiques sociales, la gouvernance et l'identité.

À maintes reprises, la chef péquiste a accusé son ex-collègue François Legault, de cultiver «la pensée magique», en multipliant les promesses coûteuses sans dire comment il allait les financer.

M. Legault s'est engagé à ne pas augmenter les taxes, les impôts et les tarifs.

Le chef de la CAQ a tenté de déstabiliser Mme Marois en lui demandant à maintes reprises combien il manquait de médecins de famille au Québec. Mme Marois a préféré rester sur son terrain à elle, cherchant à dénigrer le programme de son adversaire, en jugeant irréaliste de promettre un médecin de famille pour tous d'ici un an.

En conclusion des échanges, Jean Charest a lancé un appel aux Québécois.

«J'ai besoin de vous le 4 septembre!». Un vote pour Mme Marois entraînera la tenue d'un référendum et des chicanes avec Ottawa, selon lui.

M. Charest, en général très sûr de lui, a paru déstabilisé quand la chef péquiste l'a accusé de s'être «mis à genoux devant Ottawa» et de n'avoir jamais défendu les intérêts du Québec auprès du gouvernement fédéral, avec lequel il n'a entretenu «aucun rapport de forces».

«Vous n'avez pas le monopole de l'amour du Québec», a lancé de son côté M. Legault à Mme Marois, faisant valoir qu'il n'était pas nécessaire d'être souverainiste pour faire progresser le Québec et respecter la langue française.

Mme Marois a dénoncé le «laxisme total» du gouvernement Charest en cette matière.

Tout au long du débat, la porte-parole de Québec solidaire et la moins expérimentée des quatre, Françoise David, a réussi à faire sa place et à faire valoir ses idées, notamment pour condamner l'éventuelle exploitation pétrolière à l'île d'Anticosti.

Candidate dans Gouin, Mme David a dit que ce serait «un grand honneur» pour elle de faire son entrée à l'Assemblée nationale, si les électeurs lui font confiance.

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Relisez le blogue en direct lors du débat!

Voilà qui conclut notre couverture en direct du face à face entre Pauline Marois et François Legault. Merci d'avoir été avec nous toute la semaine.

Ne manquez notre texte sur les réactions des différents partis, dont les absents du débat, en fin de soirée.

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Le hastag «caribous» est numéro un dans les tendances Twitter.

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Question: était-ce une erreur de ne pas déposer votre cadre financier?

«Non pas du tout, je connais exactement la somme de mes promesses, soit 992 millions de dollars.»

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Mme Marois m'a beaucoup irrité en critiquant notre cadre financier sans avoir présenté le sien. Le PQ est le parti du statut quo.

Il ajoute qu'il ne haït pas les syndicats, mais qu'ils devront faire des concessions pour relancer l'économie du Québec.

Ils précisent que les «caribous» est un terme qui fait référence aux purs et durs du PQ.

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Petite manifestation des étudiants devant les locaux de TVA.

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Legault: «Mme Marois, je reconnais que votre projet est légitime, mais ce n'est pas ça que les gens veulent.»

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Legault questionné par Pierre Bruneau à savoir si'il défendrait le camp du «non»: «Je ne ferai ni la promotion de la souveraineté, ni la promotion de l'unité canadienne.»

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Question à Mme Marois: tiendrez-vous un référendum oui ou non.

Marois: «Quant à moi je tiendrais un référendum, mais il se fera quand les Québécois seront prêts. Il ne se fera pas en cachette.»

Legault affirme que le PQ permet la tenue d'un référendum d'initiative populaire.

Marois rétorque que ce système aurait permis la tenue d'une commission d'enquête sur la corruption deux années plus tôt.

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Question sur les compressions prévues par la CAQ. Legault: «On ne créera jamais de la richesse au Québec avec des emplois dans la fonctions publiques payés avec une hausse de la dette.»

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Legault: «On va réduire les impôt de 1000$ par famille parce qu'on va faire le ménage que vous ne voulez pas faire.»

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F. Legault attaque Pauline Marois sur l'abence d'un cadre financier des promesses du PQ avant les débats.

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Régime de retraite. P. Marois refuse la loi de lock-out demandée par le maire Régie Labeaume.

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P. Marois: «Avoir du courage François, c'est respecter ses convictions.»

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Santé

Tous les deux ont été ministres de la Santé. Pierre Bruneau souligne qu'ils n'ont pas réussi à régler le problème des urgences.

P. Marois affirme qu'elle ne réglera pas le problème, mais elle va améliorer la situation.

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Au sujet de ses compressions proposées dans la fonction publique, F. Legault dit: d'ici 5 ans, 21 000 personnes vont quitter de façon volontaire, nous ne remplacerons pas 7 000 de ces postes.

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F. Legault, dit que lui sera capable d'investir dans l'aide aux enfants grâce aux coupures dans les structures, dont les commissions scolaires.

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P. Marois dit qu'elle a fait le ménage quand elle était au gouvernement, mais en douceur.

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Question à M. Legault sur ses changements proposés et la possible réaction des syndicats.

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %


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  • Pauline Marois et sa candidate Djemila Benhabib, victime de racisme de la part du maire de Saguenay Jean Tremblay

  • Jean Charest présente des engagements envers les jeunes

  • Jean Charest à la rencontre de futurs électeurs

  • Jean Charest pendant le congrès des Jeunes libéraux

  • Pauline Marois prend une petite fille dans ses bras

  • Pauline Marois a fait allusion au poids du candidat caquiste Gaétan Barrette

  • François Legault prononce un discours

  • François Legault visite une entreprise de tomates biologiques

  • Jean Charest présente ses engagements pour les enfants fréquentant l'école primaire

  • Jean Charest visite un établissement industriel

  • François Legault dans une épicerie

  • François Legault répond aux questions des journalistes

  • Pauline Marois, bébé dans les bras

  • Pauline Marois promet l'intégrité dans son équipe à la suite d'un discours

  • Manon Massé, la députée de Québec solidaire qui fait bien jaser

  • Jacques Duchesneau est présenté comme nouveau candidat

  • Legault tout sourire: Jacques Duchesneau serait candidat pour la CAQ.

  • Gaétan Bolduc... heu, Barrette.

  • Jean Charest et son candidat Alain Paquet

  • Jean Charest auprès de futurs électeurs

  • Jean Charest à Saint-Hyacinthe

  • Pauline Marois prononce un discours

  • Pauline Marois se rend au marché Atwater

  • ...et prend le métro avec Léo.

  • Le député indépendantiste Pierre Curzi prête main-forte à Jean-Martin Aussant

  • Le chef d'Option nationale auprès de ses partisans

  • Léo Bureau-Blouin et Pauline Marois annoncent les promesses du PQ en matière d'éducation

  • Jean Charest en entrevue à Radio X, à Québec

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • Amir Khadir et François David le jour du déclenchement des élections

  • Jean Charest annonce le déclenchement des élections