(Relaxnews) - L'Anses indique avoir identifié une nouvelle étude, portant sur le lien potentiel entre hausse du risque de prématurité et consommation quotidienne de boissons édulcorées ou sucrées.

Dans une note d'étape portant sur l'évaluation des édulcorants, tels que l'aspartame, publiée en juin dernier, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) affirmait que les boissons à base de ce type de substance ne présentaient aucun bénéfice et aucun "intérêt nutritionnel" pendant la grossesse. Les données disponibles ne permettaient pas à l'Anses de conclure à un risque potentiel pour la santé des femmes concernées.

L'autorité sanitaire annonce avoir identifié une toute nouvelle étude, conduite auprès de 60.000 femmes enceintes issues d'une cohorte norvégienne, évoquant une association entre l'augmentation du risque de prématurité et la consommation quotidienne de boissons édulcorées et sucrées. L'Anses précise toutefois que l'étude, qui sera présentée dans les jours à venir dans l'American Journal of Clinical Nutrition, n'établira aucun "lien de causalité".

Ces nouvelles conclusions pourraient notamment être prises en compte par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui décidera, dès fin 2012, si la dose journalière admissible (DJA) de l'aspartame doit être réévaluée.