POLITIQUE

Marois promet de redresser la situation des transports à Montréal (PHOTOS/VIDÉO)

15/08/2012 07:46 EDT | Actualisé 15/10/2012 05:12 EDT
Radio-Canada.ca

Le Parti québécois s'engage à prolonger la ligne 5 (bleue) du métro de Montréal vers Anjou et à s'assurer que le train de l'Est soit opérationnel avant 2014 s'il est porté au pouvoir le 4 septembre, a annoncé Pauline Marois.

En conférence de presse, mercredi, à Saint-Jérôme, la chef souverainiste a fait savoir qu'elle entendait « redresser la situation » des transports dans la métropole québécoise, qu'elle assimile à un « cauchemar » à l'heure actuelle.

« Les transports dans la grande région de Montréal sont un véritable cauchemar pour bien des gens. Plusieurs ont toutes les peines du monde à arriver à l'heure au travail. Des parents aussi ont de la misère à aller chercher leurs enfants à l'école ou à la garderie. Le transport des marchandises et des personnes est tellement déficient que la productivité de notre économie en souffre. » -- Pauline Marois.

Pauline Marois s'engage aussi à ajouter 300 kilomètres de voies réservées aux autobus et pour le covoiturage d'ici 2020. Le projet du nouveau pont Champlain, a-t-elle dit, fera notamment une place importante au transport en commun.

Dans le même ordre d'idée, le Parti québécois s'engage à agrandir les stationnements incitatifs, tant à Laval que sur la Rive-Sud ou la Rive-Nord.

Mme Marois entend aussi mettre l'accent sur l'électrification des transports au Québec, afin de créer des emplois et de réduire la dépendance de la province envers le pétrole, importé de l'étranger.

« Autos, trains, métros et autobus électriques : nous sommes capables de fabriquer ces véhicules et nous avons l'électricité pour les faire fonctionner. C'est à nous de faire les bons choix. » -- Pauline Marois.

L'électrification du réseau des transports québécois sera considérée comme l'un des secteurs de pointe vers lequel seront dirigés les 10 milliards de dollars du fonds d'investissement stratégique que le Parti québécois s'est engagé à créer au sein de la Caisse de dépôt et placement.

« Notre approche intégrée est triplement gagnante. Nous voulons décongestionner le réseau de transport, favoriser notre développement économique et améliorer notre environnement », affirme Pauline Marois.

Des engagements sans dépense supplémentaire

La chef péquiste soutient que ces engagements seront réalisés à même l'enveloppe de 18,9 milliards de dollars que le gouvernement actuel a prévu dépenser en matière de transport dans son plan d'investissement 2011-2016.

Le plan actuel prévoit des dépenses de 16 milliards dans le réseau routier et de 2,9 milliards dans le transport en commun, mais le Parti québécois va « modifier cette modulation » en faveur du transport en commun.

« Les travaux urgents ou qui mettent en cause la sécurité des usagers seront priorisés. Les autres travaux seront étalés dans le temps. » -- Pauline Marois.

« Donc, normalement, nous n'ajoutons pas aux crédits déjà connus. Nous les utilisons, les investissons, différemment. À la marge, on pourra parler de quelques dizaines de millions de dollars, mais pour l'essentiel, nous fonctionnons avec les chiffres déjà prévus dans le cadre financier du gouvernement. Mais nous établissons des priorités différentes », a précisé Mme Marois.

Le gouvernement a déjà prévu les sommes nécessaires du prolongement du métro de Montréal dans son plan d'infrastructure, a encore dit Mme Marois.

Quant aux sommes engagées dans le train de l'Est, évaluées pour l'heure à 700 millions de dollars, les derniers chiffres « devraient être les bons ». Le réseau sera cependant complété « quitte à ce qu'il y ait des coûts supplémentaires à encourir ».

Mme Marois a rappelé qu'un gouvernement péquiste demanderait au vérificateur général du Québec d'enquêter sur les dépassements de coûts dans ce projet ferroviaire, originalement évalué à 300 millions de dollars.

La chef péquiste affirme que cette situation est attribuable à la perte d'expertise au ministère des Transports, une situation qui a été largement dénoncée par l'ex-patron de l'Unité anticollusion et actuel candidat de la CAQ Jacques Duchesneau.

Un gouvernement péquiste, a dit Mme Marois, va « redévelopper l'expertise qui a été perdue au ministère des Transports et qui fait qu'on arrive à des catastrophes comme cela, parce qu'il n'y a plus personne pour évaluer convenablement les coûts de nos investissements ».

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