Le chef de la Coalition avenir Québec a présenté son plan en matière environnementale dans la région du 450, samedi, un secteur géographique qu'il fréquente assidument depuis le déclenchement de la campagne, il y a maintenant onze jours.

Entouré de ses candidats de Laval et de son équipe environnementale, François Legault a indiqué qu'un gouvernement caquiste mettrait en place six grandes initiatives, certaines très ambitieuses:

Dans le dossier de l'amiante, comme il l'a déjà évoqué précédemment, François Legault est contre l'exploitation de cette matière. Il promet d'interdire de façon définitive l'exportation de l'amiante, un produit nocif, qui appartient au passé, dit-il.

« Exporter un produit toxique (l'amiante) est moralement et scientifiquement indéfendable ». -- François Legault.

Rapatrier les évaluations environnementales

Un gouvernement de la CAQ s'attacherait par ailleurs à conclure une entente avec le gouvernement fédéral, qui, dit-il, se désintéresse de certains aspects de la protection de l'environnement, pour rapatrier les évaluations environnementales dans le giron provincial, qui offrirait ensuite un guichet unique en la matière.

« Le gouvernement Harper a abrogé les lois sur l'environnement. M. Harper ne montre pas un grand enthousiasme pour l'environnement. » -- François Legault.

La CAQ imposerait par ailleurs un moratoire ferme sur développement du gaz de schiste, loin de ce qu'il qualifie de « flou artistique » pratiqué par le gouvernement de Jean Charest en la matière, selon lui. Ce moratoire tiendrait aussi longtemps que le Québec n'obtient pas l'assurance qu'il existe une façon sécuritaire d'exploiter cette ressource, sans mettre en danger les nappes phréatiques.

« L'industrie doit faire son ménage... », affirme François Legault

Une quatrième mesure s'attacherait à la création d'un guichet unique en matière d'efficacité énergétique, pour mettre fin à l'éparpillement des programmes en la matière.

Puis la CAQ, si elle était au pouvoir, travaillerait à conclure des ententes avec les institutions financières afin de faciliter les prêts aux entrepreneurs qui désirent faire le virage vers les technologies vertes, mais qui manquent de liquidités.

Enfin, François Legault voudrait forcer Hydro-Québec à acheter l'électricité produite par les biogaz, pour stimuler l'entreprenariat dans ce domaine.


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  • 7 novembre 1998

    François Legault a été nommé ministre de l'Industrie et du Commerce par Lucien Bouchard, mais devait d'abord être élu. On le voit ici lors d'un rassemblement à Saint-Roch-de-l'Achigan avec sa femme. (PC/Paul Chiasson)

  • 23 février 2000

    Au Sommet du Québec et de la jeunesse, avec son premier ministre Lucien Bouchard et Jean Charest, alors chef de l'opposition. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 13 novembre 2001

    François Legault, alors ministre de l'Éducation et de l'Emploi, félicite deux nouveaux venus au cabinet des ministres, Rita Dionne-Marsolais et Richard Legendre. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 12 janvier 2009

    La chef de l'opposition Pauline Marois en compagnie de François Legault, alors critique péquiste en matière de Finances. (PC/Jacques Boissinot)

  • 25 juin 2009

    François Legault quitte l'Assemblée nationale après avoir annoncé son retrait de la vie politique. (PC/ Jacques Boissinot)

  • 21 février 2011

    L'ancien ministre François Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois annoncent la création de la Coalition pour l'avenir du Québec, qui deviendra par la suite un parti. (PC/Jacques Boissinot)

  • 14 novembre 2011

    François Legault dévoile les couleurs de son nouveau parti, la Coalition avenir Québec. (PC/Jacques Boissinot)