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La FPJQ cinglante envers les critiques de Jean Charest

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La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s'insurge contre les attaques de Jean Charest à l'égard des journalistes de Radio-Canada, à la suite des révélations concernant la filature de la SQ interrompue après une rencontre en le premier ministre et Eddy Brandone.

Le chef libéral soutient que la diffusion de ce reportage était destiné à nuire à sa campagne de manière délibérée. Dans un communiqué émis jeudi, la FPJQ estime qu'il «n'appartient pas au premier ministre, ni à aucun autre politicien, de dicter aux médias leurs choix rédactionnels».

«Les journalistes et les médias doivent rester libres de traiter des sujets comme ils l'entendent, sans subir des critiques indues de décideurs publics», estime l'organisation, qui ajoute, cinglante, que «les journalistes et les médias ne seront pas à la remorque de son plan de campagne, aussi ingénieux soit-il».

La FPJQ rappelle que les reporters Marie-Maude Denis et Alain Gravel «ont fait un travail remarquable pour exposer les problèmes de corruption et de collusion dans l'industrie de la construction. Leurs reportages et ceux de médias concurrents ont souvent éclaboussé le gouvernement libéral au cours des dernières années, ce qui explique peut-être la sortie intempestive du premier ministre.» M. Gravel a été président de la FPJQ de 2005 à 2007.

La FPJQ ajoute que «c'est précisément parce que le Québec est en campagne électorale que le sujet de cette filature interrompue [...] est d'intérêt public». Et que Radio-Canada aurait fait preuve de manque d'éthique si elle avait choisi de taire ces informations durant la campagne.

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