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Révélations de Radio-Canada: réactions des partis d'opposition

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Les réactions ont été nombreuses de la part des politiciens suite à la diffusion du reportage de l'équipe d'Enquête de Radio Canada, impliquant le premier ministre Jean Charest et un ex-dirigeant de la FTQ-Construction. Parmi celles-ci, Jean-Martin Aussant demande à la Commission Charbonneau de reprendre immédiatement ses audiences afin de faire la lumière sur l'ensemble des scandales qui ébranlent le gouvernement Charest.

Un reportage de Radio-Canada affirme que la filature par la Sûreté du Québec d'un ex-dirigeant de la FTQ-Construction, Eddy Brandone, a été interrompue après que celui-ci ait rencontré le premier ministre Jean Charest.

«La Commission Charbonneau devrait se pencher sur la question et reprendre ses audiences tout de suite», a réagi le chef d'Option nationale Jean-Martin Aussant, quelques minutes après la diffusion du reportage, indiquant que la Commission serait en droit de reprendre ses travaux, même en contexte électoral.

Il ajoute que ces révélations pourraient signifier la fin du gouvernement libéral. «Si ça s'avère vrai, c'est le dernier clou dans le cercueil du Parti libéral et dans la carrière de Jean Charest», dit-il.

Le député péquiste de Gouin Nicolas Girard, qui a notamment révélé le scandale des garderies à l'Assemblée nationale, affirme qu'il s'agit là d'une histoire inquiétante. «Jean Charest doit donner des réponses à la population, dit-il. Quelle est la nature de sa relation avec Eddy Brandone? Pourquoi l'a-t-il rencontré?»

Il évite toutefois d'interpeller les commissaires. «C'est à la commissaire de fixer ses échéanciers», dit-il.

Député la Coalition avenir Québec dans le comté de Deux-Montagnes, Benoit Charette, n'est pas surpris par les révélations de Radio-Canada. «C'est une tuile de plus pour le Parti libéral du Québec... et c'est troublant», a-t-il lancé, quelques minutes après avoir regardé le reportage en question.

Selon lui, le reportage montre encore plus clairement qu'il faut revoir le financement des partis politiques. «Il faut trouver le moyen d'enlever des mains du politique toutes possibilités d'intervention dans une enquête policière», insiste-t-il.

La co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David n'est pas non plus surprise par ces révélations. «Je ne peux pas dire si l'ordre est venu du bureau du premier ministre, dit-elle, mais on constate que le gouvernement vit de sérieuses allégations de corruption et de collusion.»

Elle souligne que le déclenchement de la campagne électorale avant la reprise des travaux de la Commission Charbonneau était une décision stratégique de la part du PLQ. «Si Jean Charest a refusé aussi longtemps de déclencher une commission d'enquête, c'est qu'il a clairement quelque chose à se reprocher», pense-t-elle.

Françoise David estime par ailleurs que si le PLQ devait être élu, le parti ne pourrait se maintenir longtemps au pouvoir. «Je suis convaincue que Charest craint les résultats de la Commission», ajoute la co-porte-parole de Québec solidaire.

Le directeur des communications de la CAQ, Jean-François Del Torchio, a indiqué que le chef François Legault, réagira demain aux révélations de Radio-Canada. «On va attendre la réaction du premier ministre», dit-il.

Avec Patrick Bellerose

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