Un texte de Florence Meney

L'officialisation de la candidature de Jacques Duchesneau sous la bannière de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Saint-Jérôme vient changer quelque peu le cours de la campagne et le message des chefs en ce dimanche.

En conférence de presse à Lévis, quelques minutes après l'officialisation de la candidature de Jacques Duchesneau, le chef libéral Jean Charest a cherché à montrer que le nouveau candidat caquiste semblait avoir tendance à changer d'avis sur des questions selon lui fondamentales. Jacques Duchesneau avait pourtant déclaré, dit-il, ne pas être intéressé par la politique, « et vous l'avez tous cru, nous l'avons cru ».

Ceci dit, Jean Charest estime que chaque candidat a droit au respect, y compris M. Duchesneau.

Interrogé sur une déclaration de Jacques Duchesneau à l'effet que le Plan Nord est un instrument servant les intérêts libéraux, Jean Charest a déclaré qu'il s'agissait là de « pure démagogie », et de déclarations décevantes.

Dans une entrevue publiée dimanche dans Le Devoir, Jacques Duchesneau a en substance affirmé que les entreprises amies du pouvoir s'arrachent les retombées du Plan Nord.

Jean Charest s'est aussi insurgé contre la note de 2 sur 10 que lui a attribué le candidat caquiste dans Saint-Jérôme en ce qui concerne la lutte contre la corruption, la jugeant peu cohérente: « Il en a fait beaucoup, des déclarations, M. Duchesneau, en commission parlementaire, il a quand même dit que nous avions pris des mesures coriaces, qu'on s'en allait dans la bonne direction, que nous étions déterminés ».

Un PQ laconique

La chef du Parti québécois n'a pas voulu commenter, se détournant des journalistes après avoir brièvement annoncé le lancement officiel de sa campagne.

Elle a plutôt dépêché son candidat dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, pour réagir à la venue de Jacques Duchesneau en politique. Celui-ci a brièvement indiqué que M. Duchesneau n'avait pas « le monopole de la vertu », que le Parti québécois posait le plus de questions au sujet des scandales et prônait des règles plus strictes en matière de financement des partis.

Québec solidaire s'étonne

De son côté, la coporte-parole de Québec solidaire s'interroge sur le choix de Jacques Duchesneau. Elle juge que Jacques Duchesneau a joué un rôle important dans le déclenchement de l'enquête contre la corruption, mais regrette qu'il ait choisi la CAQ : « on n'est pas dans l'audace, dans une vision renouvelée du Québec, d'un Québec écologique. À mon avis, et en tout respect pour la CAQ, le parti ne représente pas le changement. »

La vente de nos ressources naturelles, tout cela, c'est Québec solidaire qui en parle, pour que « l'on soit maîtres chez nous ».

Loading Slideshow...
  • Une affiche électorale bien placée!

  • Reservoir Dogs, version libérale

  • Un air de ressemblance avec la famille Slomeau?

  • On sourit!

  • L'économie d'abord ou... quoi?

  • Sarko se marre, Charest se barre.

  • OK, on joue. Suis-je un animal? Un objet? Est-ce que j'ai les cheveux frisés?

  • Oh, là, je t'ai cassé!

  • Un p'tit banc, peut-être?

  • Gaz de schiste: Wo!

  • Une oeuvre contemporaine... mal placée

  • Le retour de BiBi

  • Peace.

  • Attention, elle va tomber sur le micro...

  • C'est ce qu'on appelle avoir les deux yeux dans la graisse de bine

  • Père Noël, pouvez-vous devancer mon cadeau cette année?

  • Pas sûre que je veux y toucher...

  • Oh, le beau chapeau!

  • Mais où avais-je la tête? Ah oui! Entre deux jongleurs!

  • Pauline est contente

  • Un supporter... un peu trop affectueux

  • Un jeune qui ne pense qu'à la "belle vie"

  • Ce n'est pas le salut que vous croyez

  • Passionnant, passionnant...

  • Eh boy, des élections? Pas déjà!

  • Le gars à côté, il fait des niaiseries gros comme ça!