QUÉBEC - Un peu comme l'avait fait Stephen Harper il y a six ans au fédéral, François Legault a proposé jeudi un train de mesures visant à mettre fin à la «corruption» et au «gaspillage» au gouvernement. Des questions d'éthique l'ont toutefois rattrapé en fin de journée

Lors d'un point de presse tenu en matinée devant le palais de justice de Québec, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a annoncé que le premier geste d'un gouvernement qu'il dirigerait serait de déposer un projet de loi omnibus «sur l'intégrité de la vie publique».

En entrevue, M. Legault a assuré ne pas s'être inspiré d'une promesse semblable faite en 2006 par le Parti conservateur, laquelle avait largement contribué à l'élection de M. Harper au poste de premier ministre. Or, plusieurs des mesures mises de l'avant jeudi par la CAQ étaient contenues dans la Loi sur la responsabilité adoptée à Ottawa en 2006.

Ainsi, tout comme le texte fédéral, le projet de loi 1 de la CAQ resserrerait les règles encadrant le lobbyisme, l'attribution des contrats gouvernementaux et le financement des partis politiques, tout en assurant une meilleure protection des fonctionnaires qui sont témoins d'irrégularités dans le cadre de leurs fonctions.

De plus, le projet de loi créerait le poste de «directeur parlementaire du budget», inspiré de ceux qui existent à Washington et à Ottawa.

«Si demain matin je suis premier ministre du Québec, je ne serai peut-être pas content de cette proposition-là, parce qu'on va avoir quelqu'un qui va venir présenter sa version de la situation des finances publiques (à l'Assemblée nationale)», a expliqué M. Legault.

Le projet de loi empêcherait les entreprises d'effectuer du lobbyisme entre le moment de la publication d'un appel d'offres et celui de l'octroi du contrat, en plus d'augmenter les amendes imposées aux contrevenants. Le texte étendrait également les pouvoirs du vérificateur général à l'ensemble des sociétés d'État, y compris Hydro-Québec et la Caisse de dépôt et placement.

Pour s'attaquer à la collusion et à «la spirale des extras» dans l'octroi des contrats publics, la CAQ donnerait la possibilité aux municipalités d'annuler un appel d'offres lorsque les soumissions présentées par les entrepreneurs dépassent les prévisions. En outre, le parti rendrait obligatoire la divulgation des dépassements de coûts et leur justification.

«Il faut mettre de la vraie concurrence dans le marché», a résumé François Legault.

Le projet de loi ferait en sorte que toutes les municipalités de 50 000 habitants ou plus aient un vérificateur général (le seuil actuel est de 100 000 habitants). Un poste de vérificateur général serait créé pour scruter la gestion de l'ensemble des municipalités de moins de 50 000 habitants.

Ingénieurs

D'autre part, la CAQ s'engage à faire en sorte que ce soient des ingénieurs du ministère des Transports qui surveillent les travaux routiers afin d'éviter les conflits d'intérêts. À l'heure actuelle, ce sont principalement des ingénieurs du secteur privé qui font ce travail.

Lorsqu'elle était présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec, la candidate caquiste dans Laval-des-Rapides, Maud Cohen, défendait la supervision des travaux publics par les ingénieurs du privé. M. Legault a assuré jeudi qu'elle était d'accord avec lui pour que des ingénieurs du gouvernement effectuent un suivi additionnel.

Afin d'encourager les ingénieurs à rester à l'emploi du gouvernement, le parti veut augmenter leur rémunération en tenant compte de l'offre et de la demande sur le marché.

«C'est rendu comme une école, le ministère des Transports, a lancé le chef caquiste. Ce sont des gens qui sortent de l'école, qui ont peu d'expérience et qui apprennent leur métier au ministère des Transports. Quand ils deviennent expérimentés, ils s'en vont dans le privé. Ça n'a pas de bon sens.»

Selon Mme Cohen, l'écart salarial entre le gouvernement et les employeurs privés se chiffre à au moins 30 000 $ par année.

François Legault n'a pas voulu donner de précisions sur le relèvement salarial qu'il envisage, se contentant d'affirmer que la question ferait l'objet de négociations avec le syndicat des ingénieurs du gouvernement.

Dans Laval-des-Rapides, la partie ne sera pas facile pour Mme Cohen: elle fera face au ministre délégué aux Finances, le libéral Alain Paquet, et à l'ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, le péquiste Léo Bureau-Blouin.

Le projet de loi 1 ferait aussi passer de 1000 $ à 100 $ la contribution annuelle maximale qu'un particulier peut verser à un parti et de 11 millions $ à 4 millions $ le plafond des dépenses électorales pour chaque formation politique. Enfin, des élections à date fixe seraient instaurées et la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics serait modernisée.

Éthique

Jeudi après-midi, l'attention des médias s'est tournée vers les nombreuses irrégularités qui se sont glissées dans les différentes versions de la liste des donateurs de la CAQ. M. Legault a assuré que la plus récente mouture, qui date de la fin juin, est la bonne.

«Il y a eu des erreurs et je m'en excuse», a-t-il affirmé en conférence de presse à Saint-Lin-Laurentides, dans Lanaudière.

François Legault a aussi refusé de s'offusquer du rôle qu'a joué l'agent officiel de la CAQ, Marc Deschamps, dans le scandale du Faubourg Contrecoeur, à Montréal. Alors qu'il occupait des fonctions officielles au sein d'Union Montréal, le parti du maire Gérald Tremblay, M. Deschamps a fait partie du comité qui a choisi le controversé entrepreneur Catania pour le projet immobilier.

Le chef caquiste a expliqué avoir mené une «petite enquête» sur cette affaire et a assuré que Marc Deschamps n'avait rien à se reprocher.

Enfin, dans l'espoir de convaincre les fédéralistes de rallier son parti, M. Legault a répété jeudi que pour la CAQ, «la souveraineté est hors de question pour toujours».

«Je reviens en politique pour 10 ans et je ne ferai pas la promotion de la souveraineté pendant 10 ans, a expliqué l'ancien ministre péquiste. Mais la Coalition avenir Québec, après les 10 ans, va continuer d'exister et elle ne fera jamais la promotion de la souveraineté.»

Jeudi après-midi, François Legault a rencontré des électeurs à Trois-Rivières. En soirée, il devait participer à son premier rassemblement de la campagne à Charlemagne, dans sa circonscription de L'Assomption.

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %


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  • Danny Plourde

  • Rene Desrochers

  • Wayne Duguay

  • Marc Desnoyers

  • Yves Nuckle

  • INFOMAN

  • Guillaume Methot

  • Pierre Duchesne

  • Miguel Félix

  • Abdul Butt

  • INFOMAN

  • Laurence G. Gallant

  • Pierre Duchesne

  • Pierre Duchesne

  • David Martel

  • Bratis_Qc

  • Dydier Defaye

  • Eric Alvarez

  • Valérie Vivier


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  • Pauline Marois et sa candidate Djemila Benhabib, victime de racisme de la part du maire de Saguenay Jean Tremblay

  • Jean Charest présente des engagements envers les jeunes

  • Jean Charest à la rencontre de futurs électeurs

  • Jean Charest pendant le congrès des Jeunes libéraux

  • Pauline Marois prend une petite fille dans ses bras

  • Pauline Marois a fait allusion au poids du candidat caquiste Gaétan Barrette

  • François Legault prononce un discours

  • François Legault visite une entreprise de tomates biologiques

  • Jean Charest présente ses engagements pour les enfants fréquentant l'école primaire

  • Jean Charest visite un établissement industriel

  • François Legault dans une épicerie

  • François Legault répond aux questions des journalistes

  • Pauline Marois, bébé dans les bras

  • Pauline Marois promet l'intégrité dans son équipe à la suite d'un discours

  • Manon Massé, la députée de Québec solidaire qui fait bien jaser

  • Jacques Duchesneau est présenté comme nouveau candidat

  • Legault tout sourire: Jacques Duchesneau serait candidat pour la CAQ.

  • Gaétan Bolduc... heu, Barrette.

  • Jean Charest et son candidat Alain Paquet

  • Jean Charest auprès de futurs électeurs

  • Jean Charest à Saint-Hyacinthe

  • Pauline Marois prononce un discours

  • Pauline Marois se rend au marché Atwater

  • ...et prend le métro avec Léo.

  • Le député indépendantiste Pierre Curzi prête main-forte à Jean-Martin Aussant

  • Le chef d'Option nationale auprès de ses partisans

  • Léo Bureau-Blouin et Pauline Marois annoncent les promesses du PQ en matière d'éducation

  • Jean Charest en entrevue à Radio X, à Québec

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • Amir Khadir et François David le jour du déclenchement des élections

  • Jean Charest annonce le déclenchement des élections


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  • Une affiche électorale bien placée!

  • Reservoir Dogs, version libérale

  • Un air de ressemblance avec la famille Slomeau?

  • On sourit!

  • L'économie d'abord ou... quoi?

  • Sarko se marre, Charest se barre.

  • OK, on joue. Suis-je un animal? Un objet? Est-ce que j'ai les cheveux frisés?

  • Oh, là, je t'ai cassé!

  • Un p'tit banc, peut-être?

  • Gaz de schiste: Wo!

  • Une oeuvre contemporaine... mal placée

  • Le retour de BiBi

  • Peace.

  • Attention, elle va tomber sur le micro...

  • C'est ce qu'on appelle avoir les deux yeux dans la graisse de bine

  • Père Noël, pouvez-vous devancer mon cadeau cette année?

  • Pas sûre que je veux y toucher...

  • Oh, le beau chapeau!

  • Mais où avais-je la tête? Ah oui! Entre deux jongleurs!

  • Pauline est contente

  • Un supporter... un peu trop affectueux

  • Un jeune qui ne pense qu'à la "belle vie"

  • Ce n'est pas le salut que vous croyez

  • Passionnant, passionnant...

  • Eh boy, des élections? Pas déjà!

  • Le gars à côté, il fait des niaiseries gros comme ça!