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La Canadienne Clara Hughes a avant tout savouré l'esprit olympique à Londres

01/08/2012 01:32 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT
AFP

HAMPTON COURT, Royaume-Uni - Au-delà de sa cinquième place, de la déception et de tous les autres sentiments qui viennent avec un tel résultat, Clara Hughes voulait surtout savourer le fait, mercredi, qu'elle était choyée d'avoir pu vivre l'aventure olympique une autre fois.

Car l'athlète de Glen Sutton se sent tout aussi reconnaissante d'avoir participé à six Jeux olympiques — trois d'été (1996, 2000 et 2012) et trois d'hiver (2002, 2006 et 2010) — que d'avoir remporté six médailles au fil de sa carrière d'athlète en cyclisme et en patinage de vitesse.

«Ce rêve de représenter le Canada, je peux dire que je l'ai vécu six fois», a-t-elle lancé après le contre-la-montre féminin olympique de mercredi, avec un brin d'incrédulité dans la voix.

La Québécoise d'adoption de 39 ans a par ailleurs réalisé, cette semaine à Londres, que l'idéal olympique est tout aussi vivant au sein de la nouvelle génération d'athlètes.

«Quand je suis allée au village en vue de la cérémonie d'ouverture, la jeune judoka Kelita Zupancic avait la larme à l'oeil. Elle parlait avec animation du moment où tout le monde irait marcher dans le stade, elle était tout impressionnée par le fait que c'était un symbole de paix dans le monde, où toute la planète se retrouvait unie...

«Et après, quand je l'ai regardée, Joëlle (Numainville) a lancé un grand soupir d'admiration et lancé — Wow! C'est incroyable! Je n'avais jamais pensé à ça de cette manière-là!», a dit Hughes de sa coéquipière au sein de l'équipe canadienne de cyclisme.

«De voir ça, et de voir que les Jeux réussissent à faire réaliser de telles choses aux jeunes, c'est le véritable esprit olympique. Un esprit qui semble se perdre dans tellement d'autres aspects des Jeux tels qu'on les connaît aujourd'hui. La génération suivante semble l'avoir saisi et je trouve ça beau, et je serai toujours en admiration devant ça.»

Hughes a aussi rappelé, mercredi, à quel point le sport a changé sa vie et celles de millions d'autres gens.

«Le sport peut être quelque chose de transcendant. Ç'a sauvé ma vie et je l'ai vu à quel point ça peut être puissant avec Right to Play, a déclaré Hughes en faisant allusion à la cause humanitaire qu'elle soutient, qui a pour but de promouvoir le sport auprès des enfants défavorisés. J'ai rencontré tellement d'enfants qui, lorsqu'ils sont impliqués dans le sport, sont en mesure d'aller au-delà de leur souffrance, de leur maladie, des obstacles auxquels ils sont confrontés.

«C'est tellement beau de voir à quel point le sport arrive à changer la vie des gens. Il y a vraiment un lien de cause à effet qui est direct.»

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