Les représentants des associations étudiantes ont rejeté en bloc lundi la proposition du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, visant à établir la hausse des droits de scolarité à 200 $ par année sur cinq ans.

« À notre sens, c'est une proposition semblable à celle que fait le gouvernement libéral. Une fausse proposition qui ne vient pas vraiment toucher le coeur du problème », a lancé Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

Pour Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la proposition de la CAQ est « encore pire » que l'offre des libéraux.

« [Le gouvernement] avait des propositions qui étaient tangibles, qui étaient chiffrées, il y avait des objectifs clairs et précis. Ce qu'on a entendu ce matin de M. Legault, c'est encore une fois pas d'objectifs, aucun chiffre, et ça dit vouloir faire un gouvernement responsable », a-t-elle affirmé.

Selon les représentantes, une hausse de 200 $ demeure une augmentation des droits de scolarité qui va contribuer à la hausse de l'endettement étudiant et qui pourrait faire en sorte qu'il y ait moins d'étudiants sur les bancs des universités.

Le porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, estime quant à lui que l'offre de M. Legault ne serait pas en mesure de satisfaire les étudiants en grève.

« Les dernières fois qu'il y a eu des consultations dans les assemblées générales, les gens voulaient rentrer en classe, certes, mais voulaient rentrer en classe avec quelque chose de significatif entre les mains, et je ne crois pas que 200 $ de hausse aurait été un compromis qui aurait été accepté », a déclaré le leader étudiant.

En ce qui concerne les suggestions du chef de la CAQ ayant pour but de supprimer certaines dispositions de la loi 78, la présidente de la FEUQ a rappelé que François Legault a voté pour le projet de loi même s'il a proposé des amendements concernant des articles qu'il souhaite aujourd'hui abolir.

Prêts pour les élections

Jugeant que les partis tentent de récupérer le mouvement étudiant, Martine Desjardins a indiqué que les étudiants seraient « prêts dans le cadre des prochaines élections pour faire une différence ». Elle a ajouté que les représentants étudiants tâcheront de rappeler le « bilan des libéraux ».

Éliane Laberge a indiqué que le rôle des leaders du mouvement étudiant est de s'assurer que les jeunes entre 18 et 24 ans iront voter, « afin de choisir un gouvernement qui va les représenter pour les années à venir ».

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  • Quelques images de la manifestation

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  • Camille Robert, porte-parole de la CLASSE


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  • 7 novembre 1998

    François Legault a été nommé ministre de l'Industrie et du Commerce par Lucien Bouchard, mais devait d'abord être élu. On le voit ici lors d'un rassemblement à Saint-Roch-de-l'Achigan avec sa femme. (PC/Paul Chiasson)

  • 23 février 2000

    Au Sommet du Québec et de la jeunesse, avec son premier ministre Lucien Bouchard et Jean Charest, alors chef de l'opposition. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 13 novembre 2001

    François Legault, alors ministre de l'Éducation et de l'Emploi, félicite deux nouveaux venus au cabinet des ministres, Rita Dionne-Marsolais et Richard Legendre. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 12 janvier 2009

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  • 25 juin 2009

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  • 21 février 2011

    L'ancien ministre François Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois annoncent la création de la Coalition pour l'avenir du Québec, qui deviendra par la suite un parti. (PC/Jacques Boissinot)

  • 14 novembre 2011

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