TORONTO - Conrad Black croit que des journaux canadiens pourraient représenter des investissements intéressants, ce qui en porte certains à croire que l'ancien baron de la presse prépare son retour.

M. Black a expliqué à des éditorialistes du Huffington Post Canada qu'une publication respectée peut représenter un avoir précieux, et qu'un bon titre offert à rabais pourrait représenter une aubaine.

L'homme de 67 ans est récemment rentré au Canada en vertu d'un permis de séjour temporaire, après avoir purgé une peine de 37 mois de prison en Floride pour fraude et entrave à la justice alors qu'il dirigeait l'empire médiatique Hollinger International, l'ancien propriétaire de titres comme le Jerusalem Post et le National Post.

M. Black a dit ne pas actuellement chercher à acheter un journal. Il a aussi contourné les questions quant à savoir comment il pourrait rentabiliser un tel investissement dans un contexte numérique. Il a expliqué refuser de répondre pour ne pas compromettre une éventuelle décision.

Il pourrait être difficile à M. Black de revenir sur la scène médiatique canadienne, puisqu'on ne sait pas encore s'il pourra rester au pays après l'expiration de son permis. Il avait renoncé à sa citoyenneté canadienne en 2001 pour accepter un titre britannique honorifique.

De plus, la loi canadienne accorde aux annonceurs publicitaires des déductions fiscales complètes uniquement s'ils annoncent dans des publications de propriété canadienne, un argument d'importance dans le recrutement d'annonceurs.

M. Black, qui ne détient pas de permis de travail au Canada, a dit avoir l'intention de continuer à écrire pour différents médias, comme le Huffington Post Canada et le National Post.

Loading Slideshow...
  • Lord Black of Crossharbour, aka Conrad Black, was HuffPost Canada's guest at its most recent editorial lunch on Thursday.

  • Black, who returned to Canada on May 4 after serving nearly four years in prison candidly answered questions on a range of topics, from his personal experiences in prison to his determination to fight to keep his Order of Canada, from his recent libel lawsuit against Random House to his future plans.

  • Black appeared unruffled by the subjects raised by the HuffPost editorial team; throughout the luncheon he discussed his recent travails, and at times became impassioned in his answers -- about the need for prison reform, about those who have sought to defame his reputation, and about the future of politics and political discourse in Western democracies.

  • At the end of the luncheon, when asked what he thinks is the public's greatest misperception of him, Black replied that it was the belief that he was "pompous."

  • A word cloud illustrating some of the more interesting vocabulary deployed by Black during the editorial board meeting.

  • Conrad Black On The Privatization Of Prisons

    Toronto, Ont. -- Conrad Black, former media baron and a recipient of the Order Of Canada dropped by for lunch with Huffington Post Canada's editorial board. There he spoke with Daniel Tencer on the negative effects of private prisons