LONDRES - Certains olympiens préfèrent se reposer afin de se consacrer entièrement à leur compétition. D'autres tiennent à savourer pleinement l'événement. La décision de participer ou non à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres, vendredi soir, sera donc «un choix personnel» que fera chaque membre de l'équipe canadienne olympique.

«Des athlètes trouvent que ça sape leur énergie tandis que d'autres sont revigorés par la cérémonie», a noté cette semaine Mark Tewksbury, chef de mission de la délégation canadienne aux JO 2012. «C'est donc vraiment un choix personnel que chacun fait.»

Un choix, bien souvent, qui est dicté par le calendrier et l'endroit des compétitions. Même si le village des athlètes est situé à distance de marche du Stade olympique, ceux et celles qui participeront à la cérémonie ne s'endormiront pas avant une heure du matin puisque les festivités se termineront vers minuit. La plupart des athlètes qui se contenteront de suivre le tout à la télé sont donc ceux qui ont des compétitions dès samedi matin, ou encore dans des sites éloignés de Londres.

Ce sera le cas des joueuses de tennis Aleksandra Wozniak et Stéphanie Dubois, qui disputeront leur match de double dès samedi matin, à 11h30, au All England Club à Wimbledon, en banlieue de Londres. Elles devront donc troquer l'uniforme canadien pour les pyjamas.

Et même si leur épreuve n'a lieu que dimanche, les plongeuses Émilie Heymans et Jennifer Abel ne participeront pas à la cérémonie d'ouverture non plus. Elles ne veulent pas compromettre leurs chances — qui sont excellentes — d'accéder au podium à l'occasion du 3 mètres synchro.

«Le but premier des Jeux olympiques, c'est la performance, a souligné Tewksbury. C'est ce souvenir-là qui va te rester pour la vie et il y a quand même la cérémonie de fermeture. Et ça, c'est vraiment la fête des athlètes. Ce serait désolant de marcher pendant la cérémonie d'ouverture et ensuite le regretter parce que c'a eu un impact sur ta performance.»

Tewksbury, un ancien nageur, a d'ailleurs assisté à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Barcelone en 1992 depuis la cafétéria du village des athlètes. Il a ensuite remporté l'or au 100 mètres dos.

«Quand je suis arrivé dans la cafétéria, tous mes principaux rivaux étaient là aussi, a-t-il raconté. Je l'ai emporté par six centièmes de seconde, alors qui sait? Ce sont peut-être les six centièmes que j'aurais perdus si j'avais participé à la cérémonie.»

D'autres, par contre, tiennent à faire «l'effort» de participer à la cérémonie. Les membres de l'équipe de nage synchronisée, par exemple, rentreront à Londres vendredi afin d'assister à la soirée. Et elles quitteront la capitale anglaise dès samedi matin afin de poursuivre leur camp d'entraînement en vue des épreuves qui ne commenceront que le dimanche 5 août.

Le joueur de tennis de table Pierre-Luc Hinse tient à prendre part à la marche des athlètes même s'il doit disputer son premier match de simple dès samedi, en fin d'après-midi. En 2008, à Pékin, il s'était contenté d'assister à l'ouverture depuis les gradins sans marcher derrière le porte-drapeau canadien. Il n'était alors qu'un substitut au sein de son équipe.

«C'est un moment que tu ne veux pas rater, a-t-il déclaré cette semaine. Parmi les choses dont tu te souviens de tes Jeux, il y a la cérémonie d'ouverture. Il y a aussi le fait que tout le monde va regarder la cérémonie à la télé, et j'espère que ma famille et mes amis pourront me voir quand je vais marcher!»

La volleyeuse de plage Annie Martin disputera un premier match en compagnie de Marie-Andrée Lessard dès dimanche, en fin d'après-midi, mais elle ira au Stade olympique de Londres. Elle n'était pas allée à sa première présence aux JO, en 2004 à Athènes, parce qu'elle devait jouer le lendemain.

«Je trouve que ça vaut la peine parce que les Jeux olympiques, ce n'est pas un tournoi comme les autres, a indiqué Martin. Il y a quelque chose de grandiose, il y a une magie. Les gens sont là, derrière nous, pour nous soutenir. Et moi, ça me tente de sentir cette énergie-là. Je pense que c'est quelque chose qui va m'aider à bien performer, parce que je vais pouvoir prendre toute cette énergie positive et aller jouer mon match dimanche.»

«C'est surtout important quand c'est ta première fois aux Jeux, a fait remarquer la plongeuse Roseline Filion, qui a assisté à la cérémonie d'ouverture à Pékin et le fera encore à Londres puisque son épreuve, le 10 mètres synchro, n'aura lieu que mardi. C'est vraiment un événement à ne pas manquer.

«En 2008, tous les athlètes canadiens avaient chanté l'hymne national ensemble, et c'était vraiment une sensation unique, a ajouté celle qui participera à la cérémonie de vendredi avec sa partenaire et complice Meaghan Benfeito. C'est une occasion de se retrouver entre Canadiens, de célébrer le fait qu'on a travaillé tellement fort et que là, les Jeux vont commencer.»

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  • Adam van Koeverden

    <strong>Canoë/Kayak</strong> Le kayakiste d'expérience détient une médaille olympique de chaque couleur et voudra augmenter sa collection à Londres. Van Koerverden, qui était le porte-drapeau canadien lors des cérémonies d'ouverture de 2008, devrait bien faire lors de l'épreuve du 1000 mètres au K1. L'homme de 30 ans, qui est originaire d'Oakville en Ontario, a remporté le titre mondial sur cette distance l'an dernier en Hongrie.

  • Émilie Heymans

    <strong>Aquatiques: Plongeon</strong> Triple médaillée olympique, l'athlète de 30 ans tentera de devenir la première plongeuse de l'histoire à gagner une médaille lors de quatre Jeux olympiques d'affilée aux Jeux de Londres. Après avoir connu ses succès à la tour de 10 mètres, Heymans a décidé de faire la transition au tremplin de 3 mètres après les Jeux de Pékin. En plus de prendre part à l'épreuve individuelle à Londres, elle disputera l'épreuve du 3 mètres synchro avec sa jeune coéquipière Jennifer Abel.

  • Alexandre Despatie

    <strong>Aquatiques: Plongeon</strong> Il s'agira des quatrièmes Jeux d'été auxquels participera l'athlète lavallois de 27 ans. Il a remporté la médaille d'argent au tremplin de trois mètres chez les hommes lors des deux derniers Jeux, mais sa préparation a été sérieusement ralentie en juin quand il a subi une lègère commotion cérébrale après avoir heurté la planche de la tête lors d'un entraînement en Espagne.

  • Simon Whitfield

    <strong>Triathlon</strong> Le champion olympique du triathlon lors des Jeux de l'an 2000 continue à bien faire à 37 ans. Après avoir décroché l'or à Sydney, en Australie, Whitfield a peiné lors des Jeux de 2004 à Athènes, avant de se relever pour remporter l'argent quatre ans plus tard à Pékin. Le résidant de Victoria, en Colombie-Britannique, a intensifié son entraînement cette année pour être en mesure de rivaliser avec des athlètes plus jeunes sur le parcours olympique de Londres.

  • Milos Raonic

    <strong>Tennis</strong> On peut s'attendre à des cris épatés quand Raonic se présentera sur le terrain du All-England Club. Raonic est doté d'un service puissant et le reste de son arsenal n'est pas non plus à dédaigner. Il a remporté des victoires contre certains des meilleurs joueurs du monde au cours de la dernière année. L'Ontarien de 21 ans pourrait en épater plus d'un au domicile du tournoi de Wimbledon.

  • Ryan Cochrane

    <strong>Aquatiques</strong> Cochrane est un des meilleurs espoirs de podium parmi les nageurs canadiens. L'homme de 23 ans, qui est originaire de Victoria en Colombie-Britannique, a remporté la médaille de bronze à l'épreuve de style libre sur 1500 mètres il y a quatre ans. Il participera cet été à Londres aux épreuves de style libre sur 400 et 1500 mètres. Cochrane détient la marque canadienne sur ces deux distances.

  • Christine Girard

    <strong>Haltérophilie</strong> Après avoir échoué au pied du podium aux Jeux de Pékin en 2008, elle ambitionne à 27 ans de devenir la première Canadienne à remporter une médaille olympique en haltérophilie féminine à Londres. Médaillée d'or aux Jeux du Commonwealth 2010 et aux Jeux panaméricains l'automne dernier, elle s'est classée septième aux derniers championnats du monde dans la catégorie des 63 kilos.

  • Martine Dugrenier

    <strong>Lutte: libre</strong> Triple championne du monde, la lutteuse de 33 ans règne sur la catégorie des 67 kilos. À Londres, elle veut racheter sa contre-performance de 2008 lorsqu'elle s'est contentée du 5e rang alors qu'on la voyait sur le podium. Elle entend surtout tirer un trait sur un incident avec son entraîneur survenu à Pékin qui l'a empêchée de profiter pleinement de sa première expérience olympique.

  • Clara Hughes

    <strong>Cyclisme</strong> Elle a près de 40 ans mais ne donne aucun signe de ralentissement. Hughes, qui s'est hissée sur le podium en patinage de vitesse lors des trois dernières olympiades d'hiver, chevauchera de nouveau un vélo à Londres. Ce sera sa première participation à des Jeux d'été depuis ceux de Sydney, en 2000. La femme originaire de Winnipeg, qui s'est depuis installée à Sutton, avait remporté deux médailles de bronze lors des épreuves de cyclisme sur route aux Jeux d'Atlanta, en 1996.

  • Mary Spencer

    <strong>Boxe</strong> La boxeuse Mary Spencer, triple championne du monde, a encaissé sa première défaite en plus d'un an en avril dernier, avant d'en encaisser une deuxième un mois plus tard dès le premier combat de sa participation aux championnats du monde. L'athlète de 27 ans, qui provient de Windsor en Ontario, a eu besoin d'un laisser-passer pour participer aux Jeux de Londres. Elle espère renouer avec les performances qui lui ont permis de remporter l'or aux Jeux panaméricains, l'automne dernier.


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  • Le soleil se couche derrière les fameux anneaux olympiques de Londres. La cérémonie d'ouverture aura lieu vendredi, le 27 juillet 2012.

  • Les médailles des Jeux olympiques de Londres sont exposées au parc olympique.

  • Les médailles des Jeux olympiques de Londres sont exposées au parc olympique. Ici, la médaille d'or est prise en photo.

  • Des militaires britanniques marchent près des anneaux olympiques.

  • Les anneaux olympiques.

  • Des militaires britanniques se reposent près des anneaux olympiques.

  • Un travailleur place les drapeaux des pays participant aux Jeux de Londres.

  • Des ballons de water-polo qui n'attendent que de se faire utiliser.

  • Des danseurs performant au Village olympique de Londres.

  • Des danseurs performant au Village olympique de Londres.

  • Des danseurs performant au Village olympique de Londres.

  • Des danseurs performant au Village olympique de Londres.

  • Des peintres ajoutent la touche finale sur les gradins olympiques.

  • Des livrets gratuits distribués pendant les Jeux olympiques.

  • Le lac où se tiendra les compétitions d'aviron.

  • Les anneaux olympiques posés en dessous du Tower Bridge à Londres, qui se rétractent pour laisser passer les bateaux pendant toute la durée des Jeux olympiques. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Les anneaux olympiques posés en dessous du Tower Bridge à Londres, qui se rétractent pour laisser passer les bateaux pendant toute la durée des Jeux olympiques. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Les anneaux olympiques posés en dessous du Tower Bridge à Londres, qui se rétractent pour laisser passer les bateaux pendant toute la durée des Jeux olympiques. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Les anneaux olympiques posés en dessous du Tower Bridge à Londres, qui se rétractent pour laisser passer les bateaux pendant toute la durée des Jeux olympiques. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, file)

  • Les anneaux olympiques posés en dessous du Tower Bridge à Londres, qui se rétractent pour laisser passer les bateaux pendant toute la durée des Jeux olympiques.. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Des travailleurs dans le Village olympique. (AP Photo/Sang Tan)

  • Les voies réservées aux Jeux olympiques clairement identifiées à Londres. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Les voies réservées aux Jeux olympiques clairement identifiées à Londres (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Une affiche indiquant le Olympic Route Network près du Big Ben. (AP Photo/Sang Tan)

  • Des arbres alignés et prêts à planter, alors que les organisateurs préparent le Village olympique à Londres. (AP Photo/Danica Kirka)

  • La marine et la police britanniques pendant des exercices de sécurité. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ne s'étaient jamais autant préparés à une possible attaque depuis la deuxième guerre mondiale. (AP Photo/Alastair Grant, File)

  • La marine et la police britanniques pendant des exercices de sécurité. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ne s'étaient jamais autant préparés à une possible attaque depuis la deuxième guerre mondiale. (AP Photo/SAC Phil Major RAF, MOD)

  • David Cameron

    Le premier ministre britannique David Cameron prononce un discours devant les bénévoles des Jeux olympiques et paralympiques de Londres. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, pool)

  • David Cameron

    Le premier ministre britannique David Cameron prononce un discours devant les bénévoles des Jeux olympiques et paralympiques de Londres. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, pool)

  • Un tout nouveau restaurant de fast-food McDonald's au Village olympique de Londres (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Un tout nouveau restaurant de fast-food McDonald's au Village olympique de Londres. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

  • Des touristes posent entre les mascottes des Jeux olympiques de Londres (AP Photo/Alastair Grant)

  • Des passants dans une station de métro de Londres (AP Photo/Alastair Grant)

  • Les gardes du palais de Buckingham, plus communément appelés Beefeaters, à l'aéroport d'Heathrow. (AP Photo/Sang Tan)

  • Les Beefeaters, posent avec la mascotte des Jeux olympiques de Londres. (AP Photo/Sang Tan)

  • Un Beefeater et la mascotte de Londres. (AP Photo/Sang Tan)

  • Des hôtesses de l'air accueillent les visiteurs (AP Photo/Sang Tan)