Le premier ministre Jean Charest et le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, ont signé mardi une entente sur la gouvernance du territoire d'Eeyou Istchee, dans la région de la baie James.

L'entente, ratifiée dans le Salon rouge du parlement, à Québec, a été qualifiée d'historique par les deux parties. Elle prévoit donc la création d'un nouveau gouvernement régional avec la participation des Cris et des Jamésiens, qui auront un nombre égal de votes.

La nation crie obtiendra donc une plus grande autonomie sur ses ressources et sur ses terres traditionnelles.

Ce nouveau gouvernement régional, qui sera composé d'Autochtones et de non-Autochtones, remplacera la municipalité de Baie-James. Il aura les mêmes compétences, fonctions et pouvoirs que ceux qui sont actuellement conférés à une municipalité locale, à une municipalité régionale de comté, à une conférence régionale des élus et à une commission régionale des ressources naturelles et du territoire.

Par ailleurs, les Cris auront l'exclusivité du développement de projets hydroélectriques de 50 mégawatts et moins, ainsi que des projets éoliens sur certaines portions du territoire.

Pour le chef du Grand Conseil des Cris, jamais une telle approche de gouvernance, « unique et créative », n'a été mise en oeuvre au Canada.

« L'élément unificateur de nos initiatives de gouvernance, c'est que nous sommes maintenant en mesure de compter sur la terre, comme nous l'avons toujours fait, pour notre subsistance et notre bien-être futur. Nous nous sommes aussi assurés de concrétiser notre désir commun d'un développement ordonné et durable qui profite à tous les gens de notre région, soit aux Cris et aux Jamésiens et, au bout du compte, à l'ensemble de la population québécoise », a déclaré Matthew Coon Come.

Cette entente « s'inscrit dans les principes qui guident la démarche du Plan Nord, soit d'assurer la participation des Autochtones, tant aux processus décisionnels qu'à la réalisation des projets de développement », affirme de son côté le gouvernement Charest dans un communiqué.

Les bases de cet accord avaient été jetées en mai 2011. On prévoyait alors un délai d'un an pour que l'accord-cadre devienne une entente formelle.

À ce moment, Matthew Coon Come avait estimé que cette entente mettait fin à l'exclusion des Cris des structures décisionnelles datant de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, il y a 35 ans. M. Coon Come avait aussi comparé l'accord à la Paix des braves, cette entente signée en 2002 dont l'objectif était d'établir une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec.

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