Josée Landry et Michel Beauchamp pourront continuer à faire pousser leurs tomates et concombres en façade de leur maison de Drummondville, du moins jusqu'en septembre.

Le couple a appris l'heureuse nouvelle lundi matin. Bien qu'heureux de la décision de la Ville de Drummondville, les cultivateurs urbains rappellent que le dossier n'est pas réglé pour autant.

Un peu plus tôt, le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet leur avait donné son appui. Il tentera d'obtenir une rencontre avec les élus municipaux pour les inviter à la tolérance envers ce couple.

Le potager a été aménagé en avril dernier devant la maison du couple. Il occupe presque toute la surface devant la résidence.

Le couple affirme avoir eu le feu vert du Service d'urbanisme de la Ville pour construire son jardin en façade de leur résidence.

Or, la Ville affirme qu'en aucun temps le personnel municipal n'a autorisé le couple à utiliser cet espace. Elle estime que le potager n'est pas conforme notamment parce qu'il se rend jusqu'en bordure de la rue. La Ville exige le retrait de 30 % du potager, pour y mettre du gazon.

Dans une lettre envoyée la semaine dernière, la Ville de Drummondville exigeait des propriétaires qu'ils enlèvent cette partie de leur potager urbain. L'ultimatum expirait lundi.

Au total, quelque 3000 $ ont été investis dans le jardin potager.

L'histoire a fait le tour du monde. Les encouragements viennent de partout : réseaux sociaux, site Internet et pétition en ligne. À l'heure actuelle, plus de 8000 personnes ont signé l'une ou l'autre des deux pétitions en ligne (Kitchen Gardeners International et Potager urbain).

Dimanche, à l'instar de John Lennon et Yoko Ono, les deux agriculteurs urbains ont organisé un bed-in pour sensibiliser les gens à leur cause.

Le couple a aussi profité de l'occasion pour baptiser leur jardin Rosa en l'honneur de Rose Park, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis.