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Les films à ne pas manquer au festival Fantasia 2012

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My Amityville Horror, d'Eric Walter.
My Amityville Horror, d'Eric Walter.

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Laissant aux autres rendez-vous cinéma le faste des tapis rouges, l’équipe de Fantasia consacre chaque année ses efforts à nous débusquer des œuvres étonnantes, dont seule une poignée connaîtra plus tard la sortie en salles et en DVD chez nous. Pour sa 16e édition, l’événement nous offre 160 courts et longs métrages, qui seront projetés du 19 juillet au 9 août. Morceaux choisis d’une programmation éclatée.

D’abord, une sorte de mini hommage à la cinéaste Jennifer Lynch (oui, la fille de David !), une artiste qui ne fait pas l’unanimité, mais qui ne laisse surtout personne indifférent. Sa dernière proposition, Chained, nous est offerte en première mondiale. Cette histoire d’un tueur en série qui adopte de force un gamin met en vedette Vincent D’Onofrio, Eamon Farren et Julia Ormond. Un suspense brutal, mais aussi une réflexion sur la responsabilité parentale. Également, le documentaire de Penny Vozniak Despite the Gods sur le tournage du film d’horreur fantastique Hisss de Lynch. Un regard intime et fascinant sur la réalisatrice, complètement dépassée face aux obstacles qui s’accumulent sur sa route, entre Hollywood et Bollywood.

C’est aussi en Inde que se déroule l’action de Arjun : the Warrior Prince. Ce long métrage signé Arnab Chaudhuri présente les aventures d’un archer aux capacités hors du commun. Coproduite par Disney, l’œuvre est un exemple parfait de l’explosion du cinéma d’animation qui a cours depuis dix ans en sol indien. Les amoureux du genre pourront également se mettre sous la dent Paranorman (film de clôture) de Sam Fell et Chris Butler sur un garçon marginal qui combat les zombies, les sorcières, les fantômes… Une comédie de suspense en 3D dont l’esthétisme ravira les fans des créations animées de Tim Burton. Davantage minimaliste, l’émouvant Wrinkles d’Ignacio Ferreras raconte le quotidien de gens âgés qui tentent d’insuffler un peu de folie dans leur petite vie tranquille.

De folie, Starry Starry Night de Tom Lin en est rempli. On y suit une jeune femme (Xu Jiao, 15 ans, une étoile montante du septième art chinois) qui, pour fuir ses problèmes au collège et à la maison, s’évade tantôt dans une toile de Van Gogh, tantôt parmi des origamis d’animaux géants. D’autres péripéties adolescentes vous attendent dans Turn Me On, Goddammit ! de Jannicke Systad Jacobsen, dans lequel une fille débordante d’hormones devient la risée de son école. Plus excentrique, la protagoniste de Excision de Richard Bates Jr., d’abord présenté à Sundance, développe un fétiche pour tout ce qui est médical. Sorte de croisement entre un teen movie et une œuvre de David Cronenberg, le long métrage rassemble AnnaLynne McCord (la série télé 90210), l’ex-actrice porno Traci Lords, Malcolm McDowell et le cinéaste John Waters.

Toujours au rayon des outils tranchants, Boneboys de Duane Graves et Justin Meeks, présenté en première mondiale. Un groupe de jeunes gens devient la cible d’une bande de dégénérés violents à l’extrême, qui s’amusent avec des Taser guns et autres scies mécaniques. Le film a été écrit et produit par Kim Henkel, scénariste du cultissime The Texas Chain Saw Massacre. Une demi-douzaine d’acteurs du classique de Tobe Hopper y font même un caméo ! Si vous souhaitez encore plus de sang, Hidden in the Woods de Patricio Valladares, aussi en première mondiale, où abondent cris stridents et déflagrations. Et Zombie 108 de Joe Chien, premier long métrage de morts-vivants taïwanais, qui donne aussi dans la torture porn, les arts martiaux et les danseuses exotiques. Quoi demander de plus ?

Sur une note plus… gastronomique, Sushi Girl de Kern Saxton, présenté en première internationale et mettant en vedette Noah Hathaway, Tony Todd (Candyman) et Mark Hamill (oui, Luke Skywalker !). Une sauterie du crime organisé vire au règlement de comptes. Un scénario touffu, dont les répliques savoureuses sont entrecoupées de scènes hyper violentes. Dans Dead Sushi de Noboru Iguchi, présenté en première mondiale, un chercheur de l’industrie pharmaceutique se venge de ses patrons en créant un sérum qui éveille l’instinct meurtrier des sashimis et autres hosomakis. Une production déjantée où brille la sensation des arts martiaux Rina Takeda, à peine sortie de l’adolescence.

Les adeptes d’humour noir et d’absurde ne seront pas en reste. En première mondiale, Alter Egos de Jordan Galland, que le comité de programmation décrit comme un film de super-héros allenien. Le musicien Sean Lennon, en plus de signer la bande sonore, y tient un petit rôle. De son côté, Quentin Dupieux (le vrai nom du musicien électro Mr. Oizo) nous revient avec Wrong, d’abord présenté à Sundance. L’histoire surréaliste d’un homme qui se réveille un matin à 7h60 (!) et qui constate que son chien a été kidnappé. Le vétéran réalisateur William Friedkin (The French Connection, The Exorcist) signe après plusieurs années de silence Killer Joe, sélection officielle à South by Southwest et à Toronto. Dans ce thriller gothique, un jeune toxico complote pour tuer sa mère, afin de mettre le grappin sur l’argent de l’assurance. S’y côtoient Matthew McConaughey, Emile Hirsch et Thomas Haden Church.

Au chapitre des documentaires, les plus militants se rendront voir We Are Legion : the Story of the Hacktivists de Brian Knappenberger sur le mouvement de pirates informatiques Anonymous. Quant à lui, le long métrage d’Eric Walter My Amityville Horror, présenté en première mondiale, raconte le cas de hantise le plus connu au monde. Pendant 10 ans, des recherches ont été menées sur la maison de l’État de New York, devenue célèbre grâce aux films qui lui ont été consacrés.

Pour les plus nostalgiques, Fantasia propose certaines œuvres-clés du studio Nikkatsu, qui célèbre cette année son 100e anniversaire. La rétrospective est présentée en collaboration avec le Festival du Nouveau Cinéma et se poursuivra cet automne lors de la prochaine édition du FNC. Et c’est sans compter les classiques italiens et français, comme Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola, Caligula de Tinto Brass, Possession d’Andrzej Zulawski et Dr Jekyll et les femmes de Walerian Borowczyk.

On ne ratera pas non plus la quatrième édition du Fantastique Week-end du court métrage québécois, pendant lequel une centaine de films seront projetés, dont un grand nombre en première mondiale. L’occasion parfaite pour découvrir les nouveaux talents de la Belle Province.

Toutes les informations au www.fantasiafest.com

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